Cours 1Un bon raisonnement économique commence par quatre questions : combien ? dans quelle unité ? sur quelle période ? par rapport à quoi ? Un milliard d’euros n’est pas « beaucoup » ou « peu » en soi : il faut le rapporter à un budget, à une population, à une année ou à une richesse produite.
Cours 2La demande décrit ce que les acheteurs souhaitent et peuvent acheter selon le prix et le contexte. L’ offre décrit ce que les vendeurs souhaitent et peuvent proposer. Le prix résulte de leur rencontre, mais aussi de règles, de coûts, de contrats, de pouvoir de marché, d’informations imparfaites et parfois de décisions publiques.
Cours 3Le PIB mesure la valeur des richesses nouvelles produites sur un territoire pendant une période selon les règles de la comptabilité nationale. La valeur ajoutée évite de compter plusieurs fois les mêmes consommations intermédiaires. Le PIB réel corrige l’effet des prix pour mieux isoler l’évolution des volumes.
Cours 4L’ inflation est une hausse durable du niveau général des prix. Si l’inflation ralentit de 5 % à 2 %, les prix ne reviennent pas automatiquement en arrière : ils continuent en moyenne d’augmenter, mais moins vite. Le pouvoir d’achat dépend de l’évolution des revenus et des prix.
Cours 5Le taux de chômage ne divise pas les chômeurs par toute la population. Il divise le nombre de chômeurs par la population active , c’est-à-dire les personnes en emploi plus les chômeurs selon la définition utilisée. Les inactifs ne sont pas dans ce dénominateur.
Cours 6Les coûts fixes existent même si l’entreprise produit peu à court terme ; les coûts variables évoluent davantage avec la production. Le coût marginal est le coût d’une unité supplémentaire. Un monopole est un marché avec un seul offreur ; un oligopole en compte quelques-uns. Le pouvoir de marché dépend ensuite des alternatives réellement disponibles.
Cours 7Lorsqu’une banque accorde un crédit, elle peut inscrire simultanément une créance à son actif et un dépôt au compte du client à son passif : de la monnaie scripturale est créée. Quand le principal du crédit est remboursé, cette monnaie est détruite. La banque ne peut cependant pas prêter sans limite : elle doit gérer le risque, le capital, la liquidité, la r
Cours 8La banque centrale fixe des conditions monétaires, notamment des taux directeurs. Des taux plus élevés tendent à rendre le crédit plus cher et l’épargne plus attractive, ce qui peut ralentir la demande et les pressions inflationnistes. Le taux réel corrige approximativement le taux nominal de l’inflation.
Cours 9La balance commerciale compare principalement exportations et importations de biens selon la convention retenue. Le compte courant est plus large : il inclut aussi services, revenus et transferts courants. La balance des paiements enregistre les transactions économiques entre résidents et non-résidents sur une période.
Cours 10La politique budgétaire utilise dépenses, recettes et solde public. En ralentissement, certaines dépenses augmentent automatiquement et certaines recettes ralentissent : ce sont des stabilisateurs automatiques . Une stagflation associe activité faible et inflation élevée, ce qui rend les arbitrages plus difficiles.
Cours 11Une obligation est un titre de dette. Le coupon est le paiement d’intérêt prévu par le titre ; le rendement dépend aussi du prix auquel le titre est acheté. La maturité est l’horizon avant remboursement final. La prime de risque est un supplément de rendement demandé par rapport à une référence pour compenser un risque perçu.
Cours 12La redistribution modifie la répartition des ressources par les prélèvements et prestations. Un impôt progressif voit généralement son taux effectif ou marginal augmenter avec la base selon le mécanisme retenu. Le taux marginal s’applique à la tranche supplémentaire ; il n’est pas nécessairement le taux payé sur tout le revenu.
Cours 13Une externalité est un effet sur un tiers qui n’est pas entièrement pris en compte par le prix. Le coût d’opportunité est la meilleure option abandonnée lorsqu’on choisit. L’ asymétrie d’information apparaît lorsqu’une partie sait quelque chose que l’autre ne sait pas. La sélection adverse agit avant ou au moment de la sélection ; l’ aléa moral concerne souv
Cours 14La comptabilité nationale transforme des millions d’opérations privées et publiques en comptes cohérents. Elle ne cherche pas seulement à « compter l’argent » : elle évite les doubles comptes, distingue production, revenu, consommation, épargne et investissement, puis relie ces flux aux ménages, aux entreprises, aux administrations publiques et au reste du m
Cours 15Le multiplicateur décrit, dans un modèle donné, comment une variation initiale de dépense ou de revenu peut entraîner des variations successives de consommation et de production. Les stabilisateurs automatiques sont différents : impôts et prestations réagissent sans nouvelle décision politique et amortissent une partie du cycle.
Cours 16L’impôt est payé juridiquement par une personne ou une entreprise, mais son coût économique peut être partagé avec d’autres acteurs par les prix, les salaires ou les quantités. L’incidence fiscale étudie cette répartition réelle ; les élasticités décrivent la sensibilité de l’offre et de la demande à un changement de prix.
Cours 17L’économie publique étudie ce que le marché produit seul, ce qu’il produit mal ou pas du tout, et ce que l’intervention collective peut améliorer ou détériorer. Les biens publics, externalités, asymétries d’information et problèmes de pouvoir de marché fournissent des raisons possibles d’intervenir ; les coûts administratifs et les erreurs de politique impos
Cours 18Le marché du travail relie personnes qui offrent leur travail, employeurs qui demandent des compétences et institutions qui fixent salaire minimum, assurance chômage, cotisations et règles de contrat. Salaire, emploi, chômage et productivité évoluent ensemble mais ne se confondent jamais.
Cours 19L’économie industrielle étudie la façon dont les entreprises se concurrencent lorsque les marchés ne ressemblent pas au modèle de concurrence parfaite : pouvoir de marché, coûts fixes, réseaux, différenciation, barrières à l’entrée, stratégies de prix et régulation.
Cours 20L’avantage comparatif compare des coûts d’opportunité, pas seulement des niveaux de productivité. Deux pays peuvent avoir intérêt à échanger même si l’un est plus productif dans toutes les activités, dès lors que leurs coûts relatifs diffèrent ; la réalité ajoute transport, chaînes de valeur, taux de change, sécurité d’approvisionnement et effets distributif
Cours 21La finance met en relation épargne, besoins de financement et risques futurs. Un rendement élevé n’est jamais une promesse gratuite : il rémunère généralement une prise de risque, une immobilisation, une moindre liquidité ou une incertitude plus forte.
Cours 22Une obligation promet des flux futurs. Son prix aujourd’hui varie en sens inverse du rendement exigé par le marché. La courbe des taux compare les rendements selon les maturités ; la duration mesure, de façon simplifiée, la sensibilité du prix aux variations de taux.
Cours 23La croissance de long terme vient de la quantité de travail mobilisée, du capital productif et surtout de la capacité à produire davantage avec une combinaison donnée de facteurs. La productivité ne signifie pas « travailler plus vite » : elle mesure un rapport entre production et ressources utilisées.
Cours 24L’innovation transforme une idée en nouveau produit, procédé ou organisation effectivement utilisée. La recherche et développement alimente ce processus mais ne s’y confond pas : une économie peut financer de la R&D sans diffuser rapidement les innovations, ou adopter des innovations conçues ailleurs.
Cours 25La démographie transforme lentement mais puissamment l’économie : naissances, décès et migrations modifient la taille des générations, puis l’offre de travail, la demande de soins, l’épargne, le logement et le financement des retraites. Vieillissement ne signifie pas seulement « davantage de personnes âgées » : il dépend aussi du nombre d’actifs et de la lon
Cours 26Un système de retraite transforme des droits acquis pendant la vie active en revenus après cessation d’activité. En répartition, les cotisations courantes financent principalement les pensions courantes ; en capitalisation, des actifs sont accumulés. Les deux systèmes restent exposés à des risques différents : démographie, salaires, rendement, inflation et r
Cours 27L’économie de la santé étudie un secteur où le besoin est incertain, l’information très asymétrique et les décisions souvent prises par trois acteurs différents : patient, professionnel et financeur. L’assurance protège contre un risque financier mais modifie aussi les incitations ; la régulation cherche à concilier accès, qualité et soutenabilité.
Cours 28Un système énergétique doit fournir à chaque instant de l’énergie utile avec des infrastructures construites pour plusieurs décennies. Le prix d’un kilowattheure ne se réduit donc pas au coût variable de la dernière centrale : capital, réseau, stockage, flexibilité, taxes, sécurité d’approvisionnement et règles de marché comptent.
Cours 29Une politique environnementale cherche à rapprocher le coût supporté par le décideur du coût imposé à la collectivité. Prix du carbone, normes, subventions et marchés de quotas sont des instruments différents ; leur efficacité dépend de la mesure des émissions, des alternatives disponibles et des effets distributifs.
Cours 30Un modèle économique est une représentation volontairement simplifiée conçue pour répondre à une question. Un scénario est un jeu d’hypothèses cohérentes. L’incertitude n’est pas un défaut à masquer : elle doit être quantifiée, testée et communiquée lorsque les données ou les paramètres ne permettent pas une réponse unique.
Cours 31Un calculateur est utile seulement s’il rend le calcul plus transparent. Chaque outil ci-dessous affiche ses entrées, sa formule, ses unités et un résultat reproductible. Aucun résultat ne remplace l’analyse du périmètre ni la vérification des données utilisées.
Cours 32La microéconomie du consommateur part d’une idée sobre : avec un revenu et des prix donnés, un ménage ne peut pas tout acheter. Il arbitre entre des biens qui ne lui procurent ni la même satisfaction ni la même nécessité. La contrainte budgétaire dit ce qui est financièrement possible ; les préférences décrivent ce que la personne choisirait parmi les panier
Cours 33La théorie des jeux étudie les décisions interdépendantes. Dans un problème ordinaire, je choisis en fonction des prix, de mon revenu et de mes préférences. Dans un jeu stratégique, mon résultat dépend aussi de la décision d’un autre acteur qui, lui-même, réfléchit à ma décision.
Cours 34Une relation principal-agent apparaît lorsqu’un acteur confie une tâche ou une décision à un autre. L’employeur délègue au salarié, l’actionnaire au dirigeant, l’État à un opérateur, l’assuré à un professionnel. Le problème économique naît lorsque l’agent possède une information ou contrôle une action que le principal ne voit pas parfaitement.
Cours 35Une anticipation d’inflation est une croyance sur la hausse future du niveau général des prix. Elle n’est pas l’inflation observée aujourd’hui et elle n’est pas nécessairement une prévision officielle. Ménages, entreprises, marchés et prévisionnistes peuvent avoir des attentes différentes.
Cours 36Une banque centrale possède un bilan comme toute organisation comptable : des actifs d’un côté, des passifs de l’autre. Parmi ses actifs peuvent figurer des titres achetés et des prêts aux banques ; parmi ses passifs figurent notamment billets en circulation et réserves détenues par les banques auprès de l’Eurosystème.
Cours 37Le taux de change est le prix d’une monnaie exprimé dans une autre. Si 1 euro s’échange contre davantage de dollars qu’avant, l’euro s’apprécie par rapport au dollar dans cette cotation. Mais une cotation inversée produit un nombre qui évolue dans l’autre sens : toujours écrire l’unité avant de conclure.
Cours 38Une dette publique est soutenable lorsqu’un État peut honorer ses obligations présentes et futures sans correction irréaliste, défaut ou aide exceptionnelle. Le niveau de dette compte, mais il ne suffit pas : la maturité, le taux moyen, la croissance, le solde primaire, la base d’investisseurs et les besoins de refinancement modifient fortement le risque.
Cours 39Une hausse de taux n’augmente pas nécessairement la recette dans la même proportion, parce que l’assiette peut changer. Les ménages et entreprises modifient parfois consommation, localisation, calendrier, forme juridique, épargne, investissement ou effort déclaré. L’ampleur de la réaction dépend du type d’impôt et du temps disponible pour s’adapter.
Cours 40L’assurance chômage remplace temporairement une partie du revenu après une perte involontaire d’emploi lorsque les conditions sont réunies. Elle n’est ni un salaire permanent ni un minimum social universel. Son équilibre dépend du nombre de cotisants, des salaires, du chômage, des règles d’ouverture de droits et de la durée d’indemnisation.
Cours 41Le logement est à la fois un service essentiel, un actif patrimonial et un bien très localisé. Deux logements identiques physiquement peuvent avoir des prix très différents selon emploi, transport, écoles, rareté foncière ou attractivité. C’est pourquoi une moyenne nationale est insuffisante pour expliquer un marché local.
Cours 42L’agriculture transforme terre, travail, capital et intrants en productions vendues sur des marchés souvent volatils. Une bonne récolte ne garantit pas un bon revenu : si les prix baissent fortement ou si les charges montent, la marge peut se dégrader malgré un volume élevé.
Cours 43Le transport relie des personnes et des activités mais consomme du temps, de l’espace, de l’énergie et du capital. Une infrastructure utile peut produire des gains considérables ; une infrastructure mal dimensionnée peut immobiliser des ressources pendant des décennies.
Cours 44Une plateforme relie plusieurs groupes : acheteurs/vendeurs, utilisateurs/annonceurs, conducteurs/passagers, développeurs/usagers. Sa valeur peut augmenter avec le nombre de participants, ce qui crée des effets de réseau et parfois une dynamique de concentration.
Cours 45L’intelligence artificielle agit d’abord sur des tâches, pas sur des intitulés de métiers entiers. Un même emploi combine activités automatisables, activités assistées et tâches où jugement, relation ou responsabilité restent humaines. Le résultat peut être substitution, complémentarité, réorganisation ou création de nouvelles tâches.
Cours 46Les économies régionales diffèrent par population, productivité, structure sectorielle, emplois, infrastructures et attractivité. Le PIB par habitant peut être très élevé dans une région où de nombreux navetteurs produisent sans y résider ; il faut donc regarder plusieurs indicateurs.
Cours 47Une moyenne ne décrit pas une distribution. Deux pays ou deux années peuvent avoir le même revenu moyen avec des écarts très différents entre ménages. Les déciles, la médiane et l’indice de Gini complètent donc la lecture.
Cours 48Une corrélation indique que deux variables évoluent ensemble ; elle ne dit pas pourquoi. Pour parler de causalité, il faut comparer ce qui s’est produit à ce qui se serait produit sans l’intervention. Ce second monde est le contrefactuel et n’est jamais directement observable pour la même unité au même moment.