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AUDIT FINANCIER · INSTITUTIONS

Institutions : vingt propositions expliquées et chiffrées une par une

Cette page examine vingt propositions concernant le fonctionnement des institutions françaises. Pour chacune, elle explique en langage courant ce qui est proposé, rappelle la base budgétaire ou juridique disponible et montre les conditions de preuve qui séparent une estimation historique d’une économie budgétaire réellement acquise.

Vous voulez d’abord comprendre la logique de contrôle ? Lire la méthode générale →

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Audit financier des vingt mesures institutionnelles
Budget, droit, périmètre, déduplication, puis seulement simulation.

Institutions : où se situe réellement la décision ?

Un schéma de lecture pour comprendre le mécanisme avant d’entrer dans le détail des mesures.

Mandat

Représentation, règles de mandat et responsabilités politiques.

Décision

Parlement, exécutif et organes constitutionnels arbitrent selon leurs compétences.

Moyens

Budgets, collaborateurs, cabinets et fonctions support rendent la décision exécutable.

Contrôle

Transparence, droit, sanctions et évaluation ferment la boucle.

Schéma pédagogique non chiffré : il montre la chaîne à vérifier, pas un résultat budgétaire acquis.

Une méthode commune pour mesurer une réforme institutionnelle

Les vingt mesures institutionnelles ne peuvent pas être chiffrées avec une seule règle de trois. Une réduction de sièges, un plafonnement de rémunération, la suppression d’un conseil consultatif ou la réorganisation d’un cabinet ministériel n’ont ni la même assiette ni les mêmes effets. Le point commun est ailleurs : partir du fonctionnement actuel, identifier ce qui disparaît réellement, isoler ce qui reste fixe et mesurer les coûts recréés par la nouvelle organisation.

Cette méthode commune appartient au hub, pas à chacune des vingt pages. Chaque chapitre publie ensuite ses propres preuves : capacité des commissions pour le Parlement, représentation territoriale pour les assemblées locales, distribution des rémunérations pour un plafond, coût complet du repas pour la restauration, niveau de risque pour la protection. Cette séparation empêche la méthode de devenir du remplissage et rend les différences entre mesures beaucoup plus visibles.

Méthode de lecture commune au volume
Étape de lectureQuestion publique à résoudre
État zéroDépense exécutée, effectifs, organisation et contraintes juridiques avant réforme
Part réellement évitableDépenses ou fonctions qui cessent effectivement, sans compter ce qui est transféré
TransitionRedécoupage, mobilité, SI, contrats, immobilier et période de double fonctionnement
Coûts recréésMoyens nécessaires ailleurs pour préserver la mission ou le niveau de service
Résultat stabiliséEffet net après transition, avec indicateurs propres à la fonction institutionnelle

Ce que couvre cette partie du Plan

Les vingt propositions réunies ici portent d’abord sur la taille et le fonctionnement des institutions : nombre de parlementaires, organisation du gouvernement, moyens des élus, certaines structures consultatives, coûts de représentation et articulation avec les collectivités territoriales.

Certaines propositions ont aussi des conséquences juridiques ou organisationnelles qui dépassent la seule ligne budgétaire. C’est pourquoi la page ne réduit pas chaque réforme à un chiffre : elle sépare ce que l’on peut mesurer immédiatement de ce qui suppose une modification du droit, une transition administrative ou un transfert de mission.

Les numéros internes utilisés dans les fichiers de calcul — par exemple 1.01 ou 1.02 — servent uniquement à relier les données entre elles. Ils ne sont plus utilisés comme langage principal pour le lecteur.

Ce que l’audit cherche à savoir, très concrètement

Pour chacune des vingt propositions, l’objectif est de répondre à une question compréhensible : si la réforme est appliquée, quelle dépense peut réellement disparaître, quelle dépense restera nécessaire et quel coût faudra supporter pour passer de l’organisation actuelle à la nouvelle ?

Les chiffres d’effectifs ou d’indemnités servent d’abord de repères pour vérifier l’ordre de grandeur. Ils ne sont pas automatiquement transformés en économies. Par exemple, supprimer des sièges d’élus ne signifie pas que tout le budget de l’institution disparaît : bâtiments, personnels permanents, informatique, missions et contrats peuvent continuer d’exister.

L’audit vérifie également qu’une économie n’est jamais comptée deux fois lorsqu’une même dépense est touchée par plusieurs propositions. C’est la règle dite de déduplication.

En une phrase : cette page ne cherche pas à faire impression avec vingt chiffres ; elle cherche à savoir lesquels peuvent être défendus publiquement, source et calcul à l’appui.

Les vingt propositions, expliquées en langage courant

Réduction de l'Assemblée nationale de 577 à 125 députés, un par département

Montant annoncé dans le Plan : 432 à 467 millions d’euros par an

Base officielle utilisée pour le contrôle : Budget 2026 de l’Assemblée : 644,01 millions d’euros ; 577 députés.

Ce que l’audit vérifie : Plafond mécanique « tout variable » du passage à 125 sièges : ≈504,5 millions d’euros.

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Référence technique pour les données

Identifiant interne : 1.01. Il sert uniquement à relier cette proposition aux fichiers de calcul et aux jeux de données.

Réduction du Sénat de 348 à 125 sénateurs

Montant annoncé dans le Plan : 232 à 250 millions d’euros par an

Base officielle utilisée pour le contrôle : Budget 2026 du Sénat : 382,3 millions d’euros ; 348 sénateurs.

Ce que l’audit vérifie : Plafond mécanique « tout variable » du passage à 125 sièges : ≈245,0 millions d’euros.

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Référence technique pour les données

Identifiant interne : 1.02. Il sert uniquement à relier cette proposition aux fichiers de calcul et aux jeux de données.

Réduction du gouvernement à 9 ministères de plein exercice, suppression des ministres délégués

Montant annoncé dans le Plan : 90 à 180 millions d’euros par an

Base officielle utilisée pour le contrôle : Le droit 2026 autorise jusqu’à 14 membres pour le cabinet d’un ministre de plein exercice et 8 pour un ministre délégué (exception Relations avec le Parlement).

Ce que l’audit vérifie : La cible de neuf ministères réduit surtout le nombre d’équipes politiques ; elle ne supprime pas mécaniquement les administrations qui changent de rattachement.

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Référence technique pour les données

Identifiant interne : 1.03. Il sert uniquement à relier cette proposition aux fichiers de calcul et aux jeux de données.

Obligation de présence parlementaire avec sanctions financières automatiques

Montant annoncé dans le Plan : 150 millions d’euros par an

Base officielle utilisée pour le contrôle : Des retenues pour absentéisme existent déjà : 25 % de l’indemnité de fonction pour certaines absences en commission à l’Assemblée ; au Sénat, l’article 23 bis prévoit une retenue pouvant atteindre le montant trimestriel de l’indemnité de fonction.

Ce que l’audit vérifie : La réforme doit donc être évaluée en effet additionnel par rapport au droit actuel, et non comme si aucune sanction n’existait.

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Référence technique pour les données

Identifiant interne : 1.04. Il sert uniquement à relier cette proposition aux fichiers de calcul et aux jeux de données.

Division par deux du crédit collaborateurs parlementaires

Montant annoncé dans le Plan : 85 millions d’euros par an

Base officielle utilisée pour le contrôle : Assemblée 2026 : 83,80 millions d’euros pour le crédit collaborateurs, charges comprises. Sénat 2025 : 68,283 millions d’euros de subvention à l’AGAS, avec des moyens annexes.

Ce que l’audit vérifie : Contrôle d’ordre de grandeur : la moitié de ces deux enveloppes de références proches représente ≈76.0 millions d’euros ; années et périmètres doivent être harmonisés.

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Référence technique pour les données

Identifiant interne : 1.05. Il sert uniquement à relier cette proposition aux fichiers de calcul et aux jeux de données.

Suppression des 1 758 conseillers régionaux

Montant annoncé dans le Plan : 350 millions d’euros par an

Base officielle utilisée pour le contrôle : DGCL 2025 : 1 921 conseillers régionaux et territoriaux sur le périmètre large (incluant notamment collectivités territoriales uniques). Barème 2026 : jusqu’à 2 877,37 € bruts/mois pour un conseiller régional de région de 3 M d’habitants ou plus.

Ce que l’audit vérifie : Plafond théorique des seules indemnités de base si les 1 921 sièges étaient tous au maximum : ≈66.3 millions d’euros/an, avant majorations d’exécutif.

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Référence technique pour les données

Identifiant interne : 1.06. Il sert uniquement à relier cette proposition aux fichiers de calcul et aux jeux de données.

Réduction de 50 pour cent des conseillers départementaux

Montant annoncé dans le Plan : 180 millions d’euros par an

Base officielle utilisée pour le contrôle : DGCL 2025 : 4 041 conseillers départementaux. Barème 2026 : indemnité de base maximale jusqu’à 2 877,37 € bruts/mois selon la population.

Ce que l’audit vérifie : Une réduction de 50 % appliquée au plafond maximal de base pour tous les sièges donnerait une borne théorique ≈69.8 millions d’euros/an ; ce n’est pas l’économie nette.

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Identifiant interne : 1.07. Il sert uniquement à relier cette proposition aux fichiers de calcul et aux jeux de données.

Limitation des cabinets ministériels à 10 membres

Montant annoncé dans le Plan : 120 millions d’euros par an

Base officielle utilisée pour le contrôle : Depuis octobre 2025, plafond juridique : 14 membres pour un cabinet de ministre de plein exercice, 8 pour un ministre délégué ; la cible du Plan est 10.

Ce que l’audit vérifie : Pour un ministère de plein exercice au plafond, l’écart maximal est de 4 postes de cabinet ; les effectifs réels doivent être recensés cabinet par cabinet.

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Identifiant interne : 1.08. Il sert uniquement à relier cette proposition aux fichiers de calcul et aux jeux de données.

Interdiction stricte du cumul des mandats exécutifs locaux

Montant annoncé dans le Plan : 200 millions d’euros par an

Base officielle utilisée pour le contrôle : La loi organique de 2014 interdit déjà le cumul d’un mandat parlementaire avec de nombreuses fonctions exécutives locales.

Ce que l’audit vérifie : Le gain additionnel doit donc viser le cumul horizontal/résiduel entre exécutifs locaux et préciser les fonctions concernées.

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Identifiant interne : 1.09. Il sert uniquement à relier cette proposition aux fichiers de calcul et aux jeux de données.

Plafonnement des indemnités cumulées à 150 pour cent du mandat principal

Montant annoncé dans le Plan : 80 millions d’euros par an

Base officielle utilisée pour le contrôle : Les indemnités locales sont déjà encadrées par des barèmes légaux distincts selon mandat, fonction et population.

Ce que l’audit vérifie : La cible « 150 % du mandat principal » exige un jeu de cas-types multi-mandats et une base individuelle anonymisée pour mesurer l’effet réel.

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Identifiant interne : 1.10. Il sert uniquement à relier cette proposition aux fichiers de calcul et aux jeux de données.

Réduction d'environ 30 pour cent des conseillers municipaux

Montant annoncé dans le Plan : 250 millions d’euros par an

Base officielle utilisée pour le contrôle : DGCL 2025 : 484 662 conseillers municipaux. Une réduction d’environ 30 % représente environ 145 399 sièges sur ce décompte.

Ce que l’audit vérifie : La plupart des conseillers municipaux ne reçoivent pas une indemnité autonome : l’effet financier ne peut pas être obtenu en multipliant le nombre de sièges supprimés par une indemnité moyenne.

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Identifiant interne : 1.11. Il sert uniquement à relier cette proposition aux fichiers de calcul et aux jeux de données.

Suppression du Conseil économique, social et environnemental national

Montant annoncé dans le Plan : 36 millions d’euros par an

Base officielle utilisée pour le contrôle : Crédits 2026 du CESE : 34,1 millions d’euros.

Ce que l’audit vérifie : Le montant historique de 36 millions d’euros est proche de l’enveloppe courante ; 34,1 millions d’euros constitue la borne brute 2026 avant transition/engagements résiduels.

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Identifiant interne : 1.12. Il sert uniquement à relier cette proposition aux fichiers de calcul et aux jeux de données.

Suppression des 13 conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux

Montant annoncé dans le Plan : 75 millions d’euros par an

Base officielle utilisée pour le contrôle : Le droit fixe l’indemnité d’un membre de CESER à au plus 45 % de l’indemnité maximale d’un conseiller régional de la même région ; le président est plafonné à 50 % de l’indemnité maximale du président de région.

Ce que l’audit vérifie : La règle juridique permet de reconstruire les indemnités, mais une enveloppe nationale homogène des 13 CESER doit encore être agrégée à partir des budgets régionaux.

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Identifiant interne : 1.13. Il sert uniquement à relier cette proposition aux fichiers de calcul et aux jeux de données.

Transparence totale des rémunérations publiques sur plateforme dédiée

Montant annoncé dans le Plan : Effet structurel

Base officielle utilisée pour le contrôle : Mesure de transparence : elle crée d’abord une obligation d’information et une infrastructure publique.

Ce que l’audit vérifie : Aucune économie budgétaire directe ne doit être fabriquée à partir d’un effet de transparence.

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Identifiant interne : 1.14. Il sert uniquement à relier cette proposition aux fichiers de calcul et aux jeux de données.

Plafonnement des rémunérations publiques à 6 fois le salaire minimum brut

Montant annoncé dans le Plan : 320 millions d’euros par an

Base officielle utilisée pour le contrôle : SMIC brut mensuel au 1er juin 2026 : 1 867,02 €. Six SMIC représentent 11 202,12 € bruts/mois (soit 134 425,44 € bruts/an) avant définition du périmètre de rémunération.

Ce que l’audit vérifie : Le calcul du gain exige la distribution des rémunérations publiques au-dessus du seuil, en incluant ou non primes, indemnités et emplois de dirigeants selon la règle juridique retenue.

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Identifiant interne : 1.15. Il sert uniquement à relier cette proposition aux fichiers de calcul et aux jeux de données.

Suppression de la protection rapprochée à vie des anciens présidents

Montant annoncé dans le Plan : 5 millions d’euros par an

Base officielle utilisée pour le contrôle : Une question écrite publiée le 21 juillet 2026 demande précisément au Gouvernement le coût 2023–2026 des moyens et de la protection des anciens présidents.

Ce que l’audit vérifie : La ventilation 2026 attendue doit distinguer collaborateurs, locaux, logistique et protection de sécurité.

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Identifiant interne : 1.16. Il sert uniquement à relier cette proposition aux fichiers de calcul et aux jeux de données.

Réduction du budget de la présidence et transparence intégrale

Montant annoncé dans le Plan : 30 millions d’euros par an

Base officielle utilisée pour le contrôle : Dotation 2026 de la Présidence : 122,56 millions d’euros.

Ce que l’audit vérifie : La cible de 30 millions d’euros représente environ 24,5 % de la dotation 2026.

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Identifiant interne : 1.17. Il sert uniquement à relier cette proposition aux fichiers de calcul et aux jeux de données.

Suppression des restaurants et buvettes parlementaires subventionnés

Montant annoncé dans le Plan : 12 millions d’euros par an

Base officielle utilisée pour le contrôle : Comptes du Sénat 2025 : subvention totale aux restaurants 987 160 €, dont 123 325 € pour le restaurant des sénateurs et 863 835 € pour les restaurants des personnels. Les services de restauration de l’Assemblée sont facturés aux députés, mais le coût net comparable doit être isolé.

Ce que l’audit vérifie : Le montant de 12 millions d’euros suppose un périmètre plus large que la subvention identifiée au Sénat ; il faut agréger les coûts nets réellement subventionnés des deux assemblées et des buvettes.

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Identifiant interne : 1.18. Il sert uniquement à relier cette proposition aux fichiers de calcul et aux jeux de données.

Suppression des avantages en nature non justifiés par la sécurité

Montant annoncé dans le Plan : 180 millions d’euros par an

Base officielle utilisée pour le contrôle : Le terme « avantages en nature » recouvre plusieurs dispositifs et employeurs publics ; certains sont liés à la fonction ou à la sécurité.

Ce que l’audit vérifie : Un inventaire doit distinguer logement, véhicule, restauration, déplacements, téléphonie, protection, anciens titulaires et dispositifs déjà comptés ailleurs.

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Référence technique pour les données

Identifiant interne : 1.19. Il sert uniquement à relier cette proposition aux fichiers de calcul et aux jeux de données.

Harmonisation et plafonnement des régimes indemnitaires de la haute fonction publique

Montant annoncé dans le Plan : 450 millions d’euros par an

Base officielle utilisée pour le contrôle : Le RIFSEEP comprend notamment l’IFSE et le CIA et coexiste avec des régimes ou primes spécifiques selon les corps.

Ce que l’audit vérifie : Le gain de 450 millions d’euros nécessite une cartographie des primes de la haute fonction publique, des populations visées et des règles de transition.

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Référence technique pour les données

Identifiant interne : 1.20. Il sert uniquement à relier cette proposition aux fichiers de calcul et aux jeux de données.

Ce que les premières vérifications montrent déjà

Collaborateurs parlementaires. L'Assemblée inscrit 83,80 millions d’euros en 2026 pour le crédit collaborateurs charges comprises. Les comptes 2025 du Sénat enregistrent 68,283 millions d’euros de subvention à l'AGAS, auxquels s'ajoutent des moyens annexes. Diviser mécaniquement ces deux références par deux donne environ 76 millions d’euros : l'ordre de grandeur du Plan peut donc être testé sur des bases désormais identifiées, mais le calcul final doit harmoniser année, périmètre et coûts de rupture.

Élus régionaux et départementaux. Les plafonds d'indemnité 2026 montrent que les montants de 350 millions d’euros et 180 millions d’euros ne peuvent pas être interprétés comme de simples économies d'indemnités. L'audit va donc reconstruire le périmètre plus large : assemblées, fonctions support et autres dépenses associées, en évitant de compter deux fois les mêmes suppressions.

Assiduité et non-cumul. Le droit existant contient déjà des retenues pour absence et une interdiction du cumul d'un mandat parlementaire avec de nombreuses fonctions exécutives locales. Le gain additionnel du Plan doit donc être calculé contre ce droit existant, et non contre une situation fictive sans règles.

Restaurants parlementaires. Les comptes 2025 du Sénat isolent une subvention de 987 160 € pour l'ensemble des restaurants, dont 123 325 € pour celui des sénateurs. Le chiffrage de 12 millions d’euros sera donc reconstruit en agrégeant les coûts nets comparables de l'Assemblée, du Sénat et des buvettes, sans assimiler les restaurants du personnel au seul avantage parlementaire.

Pour vérifier les sources et poursuivre l’audit

Les propositions ci-dessus restent reliées aux sources officielles qui servent au contrôle : documents de l’Assemblée nationale et du Sénat, données de la direction générale des collectivités locales, textes de Légifrance, informations de Service-Public et documentation de la fonction publique. Le but n’est pas de demander au lecteur de croire le chiffre affiché, mais de lui permettre de comprendre ce qui est vérifié et de remonter à la source lorsqu’il souhaite approfondir.

Accéder aux fichiers de données pour un contrôle technique

La suite de la méthode porte sur les structures administratives et la fonction publique. Lire la catégorie suivante avec la même méthode de vérification →

Deux ouvrages pour approfondir le redressement de la France

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