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FINANCES PUBLIQUES · CONTRÔLE DES MONTANTS

58 montants : contrôle ligne par ligne

Le Plan contient 58 lignes où une référence monétaire peut être extraite automatiquement. Les additionner donnerait entre 156,736 et 229,789 milliards d’euros, mais cette somme serait trompeuse : elle mélange coûts, pertes de recettes, effets d'entreprises publiques, doublons, scénarios incompatibles et gains de productivité encore théoriques.

Cette étape applique seulement les corrections mécaniques déjà démontrables. Elle ne cherche pas à « retrouver » à tout prix les anciennes bornes 193 / 316 / 350 milliards d’euros. Elle cherche au contraire à savoir ce qui a réellement le droit d'approcher un futur total.

Audit financier des 155 mesures et passage monétaire
La suppression des doubles comptes ne cherche pas le chiffre attendu : elle interdit qu'un même euro soit revendiqué deux fois.

Le résultat le plus important n'est pas un nouveau total

La somme brute des 58 références vaut 156,736 à 229,789 milliards d’euros. Elle n'est pas comparable directement aux anciennes trajectoires 193, 316 ou 350 milliards d’euros, car son périmètre n'est pas homogène. La première correction isole 9,2 milliards d’euros de coûts explicites : 6 milliards d’euros de perte de recette liée à la baisse des taxes sur les carburants et 3,2 milliards d’euros de coût de formation publique. Elle isole aussi 6,300 à 8,660 milliards d’euros d'effets d'entreprises publiques ou mixtes qui ne peuvent rejoindre les comptes publics qu'au moyen d'un dividende, d'un impôt, d'un transfert ou d'une diminution de soutien réellement documentés.

Le doublon exact entre les mesures 6.12 et 8.04 sur les marges de marchés publics retire ensuite 3 à 5 milliards d’euros de la somme naïve. La doctrine actuelle sur le crédit d'impôt recherche remplace les deux sous-chiffrages historiques de 5,5 et 2 milliards d’euros, soit 7,5 milliards d’euros, par la référence brute 2026 de 8,041 milliards d’euros. Cette substitution ajoute mécaniquement 541 millions d’euros à l’ensemble des montants hors socle prudent mais ne transforme toujours pas les 8,041 milliards d’euros en économie nette.

Enfin, les scénarios autoroutiers 7.08 et 7.09 ne sont plus additionnés. Leur somme naïve serait de 3,2 à 5,2 milliards d’euros. La passe conserve une enveloppe de scénario de 1,2 à 4 milliards d’euros, car il faut choisir et ordonnancer le scénario applicable avant toute consolidation.

Le « contrôle d’ordre de grandeur » obtenu : 136,777 à 206,270 milliards d’euros — et toujours pas une économie

Références brutes156,736–229,789milliards d’euros · 58 lignes
Coûts / pertes isolés9,200milliards d’euros
Effets entreprises hors pont6,300–8,660milliards d’euros
Doublon exact retiré3,000–5,000milliards d’euros
Bassin après filtres mécaniques136,777–206,270milliards d’euros · non certifié
Total global certifié0milliards d’euros à ce stade

Le calcul du bassin est volontairement transparent. Pour la borne basse : 156,736 − 9,200 − 6,300 − 3,000 + 0,541 − 2,000 = 136,777 milliards d’euros. Pour la borne haute : 229,789 − 9,200 − 8,660 − 5,000 + 0,541 − 1,200 = 206,270 milliards d’euros. Les deux dernières corrections correspondent respectivement à la mise à jour du CIR et au remplacement de la somme naïve des deux scénarios autoroutiers par leur enveloppe de choix.

Ce résultat est un bassin de références, pas un « plan d'économies de 136 à 206 milliards ». Il contient encore des hypothèses historiques qui peuvent diminuer fortement après preuve des coûts fixes, des transitions, des comportements et des assiettes communes.

La plupart des montants ne peuvent pas encore être additionnés

Sur les 136,777 à 206,270 milliards d’euros restant après les filtres mécaniques, 136,561 à 206,054 milliards d’euros sont encore touchés par au moins un verrou structurel déjà encodé : chevauchement monétaire direct, paquet net, transfert vers une mesure de référence, scénario, non-comptabilisation autonome ou doctrine actuelle à microsimuler. Il ne reste que 216 millions d’euros hors de ces grands verrous, correspondant aux mesures 1.04, 1.12 et 1.17. Même ces 216 millions d’euros ne sont pas certifiés : les sanctions d'assiduité dépendent du comportement futur, la suppression du CESE exige un calcul net de transition, et la réduction du budget de la présidence nécessite encore une décomposition des coûts.

C'est précisément la raison pour laquelle le compteur « certifié dans le total global » reste à zéro. Le choix méthodologique est d'accepter un total temporairement nul plutôt que de transformer une fourchette politique en vérité comptable.

Trois transferts majeurs ne disparaissent pas : ils changent de propriétaire

La réintégration des ARS, l'IA à la DGFiP et l'automatisation des postes administratifs portent à elles trois 45,180 à 71,350 milliards d’euros de références historiques. La suppression des doubles comptes ne les efface pas automatiquement. Elle interdit simplement qu'elles vivent sous deux identifiants. Les montants sont transférés respectivement vers les propriétaires canoniques 3.10, 6.09 et 2.09. Leur validation financière reste ensuite soumise à la preuve du coût réellement supprimé, du redressement réellement encaissé ou du poste effectivement non remplacé.

Correction technique du paquet de protection sociale est désormais correctement rattaché

La présente réforme avait introduit la nouvelle doctrine de protection sociale universelle, mais son fichier de correspondance associait par erreur le principe à plusieurs identifiants 8.x et 11.x dont les intitulés actuels concernent l'alimentation et les aides sociales. La doctrine politique ne change pas. La correspondance technique, elle, est corrigée : 6.02 porte la réforme des cotisations employeur et un nouveau nœud transversal POLICY-USP-001 porte le socle universel. Cette correction évite qu'une future simulation sociale lise à tort une mesure de cantine ou d'aide en nature comme une réforme de cotisations.

Les anciennes bornes 193 / 316 / 350 milliards d’euros restent volontairement « non reconstruites »

Il serait tentant de comparer 136,777–206,270 milliards d’euros à 193 milliards d’euros et de conclure qu'il « manque » une certaine somme. Ce serait une erreur. Les trois nombres historiques n'ont pas encore été reconstitués avec exactement le même périmètre, la même année, la même définition de l'économie nette et la même manière de prendre en compte les coûts. La prochaine étape doit donc examiner les grands groupes de mesures qui portent sur les mêmes dépenses, calculer les paquets nets et certifier les lignes une à une. Ce n'est qu'ensuite que les trajectoires 193, 316 et 350 milliards d’euros pourront être comparées honnêtement à la version consolidée du Plan.

Les 58 montants, ligne par ligne

Chaque ligne distingue le montant annoncé, le contrôle d’ordre de grandeur et la source principale. Le lien « Méthode et formule » donne le calcul détaillé et les limites de chaque estimation.

Afficher le tableau technique complet (58 lignes)

Ce tableau est conservé pour la recherche, la vérification et l’audit. Il est volontairement replié afin que la lecture principale de la page reste continue.

Lire les 58 montants sans fabriquer un faux total

Les colonnes basse, centrale et haute transforment la formulation historique en milliards d’euros comparables. Elles ne constituent pas encore un total consolidé : certaines lignes sont des coûts, d’autres des effets sectoriels, plusieurs se recouvrent et quelques-unes sont explicitement non additives.

Le simulateur de scénarios financiers permet de sélectionner les lignes une par une. Il part volontairement d’une sélection vide : le lecteur voit ainsi immédiatement que l’addition n’est légitime qu’après choix du propriétaire du flux et neutralisation des interactions.

Avant les scénarios prudent, central et haut : verrouiller le propriétaire de chaque flux

Les 58 montants de cette page sont des références monétaires à contrôler, pas 58 économies à additionner. La nouvelle colonne “Interaction anti-double-compte” signale les lignes qui partagent une assiette ou un mécanisme avec d’autres mesures.

Une ligne ne peut entrer dans un scénario consolidé qu’après détermination de son assiette, des transferts, des coûts de transition et du propriétaire unique de l’euro. Cette règle permet de construire ensuite des scénarios prudent, central et haut sans fabriquer trois totaux à partir des mêmes montants bruts.

Consulter la maturité documentaire des 155 mesures →

Deux ouvrages pour approfondir le redressement de la France

Pour prolonger « 58 montants : contrôle ligne par ligne », ces deux ouvrages développent le raisonnement, les mesures, le calendrier et les outils numériques associés à la transformation de l’État.

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