Index A–Z

Rechercher dans tout le portail France : logement, défense, fiscalité, retraite, dette, préfet, OAT, intelligence artificielle…

Mesure 153 / 155

12 — Régimes dérogatoires · Mesure 12.06 · 153 / 155

Tarif agent : réserver l’avantage à la résidence principale plutôt qu’aux résidences secondaires

Exclure les résidences secondaires du tarif agent exige une définition du logement principal, un contrôle simple et une mesure séparée du gain économique.

Bible France · page canoniqueMise à jour : 13 août 2026Droit 2026 vérifié
Schéma documentaire — Tarif agent : réserver l’avantage à la résidence principale plutôt qu’aux résidences secondaires
Lecture visuelle de la mesure 12.06 : mécanisme, assiette et garde-fous propres au sujet.

En 30 secondes

DécisionRésidences secondaires exclues
Nature financièreGain potentiel d’entreprise ; montant prudent autonome non certifié
VéhiculeStatut/accord IEG + règles de justificatif
Statut des donnéesScénario à confirmer ; montant non consolidé au socle prudent
PiloteEntreprises IEG / partenaires sociaux
Anti-double-compteChaque gain reste attaché à la mesure qui modifie réellement le flux.

Pourquoi cette mesure ?

12.06 cible une question plus étroite que 12.05 : même si l’on conserve un avantage énergétique pour la résidence principale, faut-il qu’il s’applique aussi à un logement secondaire ? Le choix politique peut être défendu au nom de la finalité sociale de l’avantage, mais il doit être juridiquement et opérationnellement précis. La mesure ne suppose donc pas qu’un nombre connu de résidences secondaires bénéficie aujourd’hui du tarif ; elle fixe une règle prospective et demande que l’assiette réelle soit publiée.

Le ciblage des résidences secondaires cherche à réserver l’avantage principal au logement de vie courante. Mais la catégorie n’est pas toujours évidente pour un salarié mobile ou un ménage ayant deux résidences pour raisons professionnelles. La règle doit donc être assez précise pour être contrôlée et assez souple pour traiter ces cas.

État des lieux en 2026 : partir de ce qui existe réellement

Les avantages en nature énergie des IEG sont bien issus du statut et de règles de branche, mais la documentation publique intégrée au dossier ne démontre pas encore de façon suffisamment précise dans quelles conditions plusieurs points de livraison — notamment une résidence secondaire — peuvent bénéficier aujourd’hui de l’avantage. La présente analyse traite donc cette prémisse comme une condition à prouver, pas comme un fait acquis. Lorsque les règles en vigueur permettent l’application de l’avantage à un point correspondant à une résidence secondaire, le Plan propose de le limiter à la résidence principale, avec exceptions strictement définies pour les situations de double résidence professionnelle.

Statut documentaire : aucune économie autonome de 12.06 n’est certifiée tant que le texte de branche/PERS ou règlement de gestion applicable aux points de livraison et l’assiette des bénéficiaires concernés ne sont pas établis.

Source au point d’usage : Légifrance — Statut IEG, article 28.

L’état de départ est conservé avec son millésime. Une réforme n’est jugée que contre ce point de référence, afin qu’une baisse liée à la démographie, aux prix ou à une réforme antérieure ne soit pas attribuée artificiellement à 12.06.

Démonstration financière : ce que l’on peut réellement attribuer à 12.06

Le Plan historique indique 40 à 70 millions d’euros par an. Delta-Sierra ne l’ajoute pas comme économie certifiée faute d’assiette publique consolidée. La sensibilité est toutefois simple : 10 000 résidences secondaires retirées du tarif, 2 MWh de consommation annuelle auparavant subventionnée par résidence et 100 euros par MWh de différentiel représentent 2 millions d’euros de charge économique évitée. Avec 4 MWh ou un différentiel de 150 euros, le résultat change proportionnellement. Ce sont des scénarios d’unité, pas une estimation du nombre réel de logements concernés.

Le calcul de sensibilité n’est consolidé qu’après connaissance du nombre de points secondaires réellement bénéficiaires et du volume concerné. Les économies déjà obtenues par le plafond de 12.05 sont soustraites de cette assiette. Sans cette séquence, les deux pages revendiqueraient une partie du même mégawattheure.

Droit applicable, véhicule et transition

Le texte doit définir résidence principale, date de référence, changements de situation et contrôle. Il doit aussi déterminer si l’avantage est attaché à l’agent, au point de livraison ou au foyer. Une simple déclaration annuelle peut être préférable à un échange massif de fichiers. Les partenaires sociaux doivent être associés si l’avantage relève de règles statutaires ou collectives. Toute sanction en cas de fausse déclaration doit être proportionnée et accompagnée d’une procédure de contestation.

Source au point d’usage : CRE — tarifs réglementés d’électricité.

Le mécanisme doit définir le point principal, la preuve raisonnablement exigible et la procédure de changement en cours d’année. Les données utilisées pour vérifier l’éligibilité sont limitées à ce qui est nécessaire. Une réforme de coût modeste ne justifierait pas un dispositif de contrôle disproportionné ou excessivement intrusif.

Plans A, B et C : que faire si la voie principale échoue ?

Plan A

Plan A : limiter le tarif préférentiel à un seul point de livraison déclaré comme résidence principale, avec changement possible selon une procédure tracée.

Cette voie n'est activée qu'après établissement du droit de branche réellement applicable aux points de livraison. Si plusieurs points peuvent effectivement bénéficier du dispositif dans les conditions documentées, le texte limite l'avantage à un point déclaré comme résidence principale. Le changement de résidence doit être possible sans rupture abusive, avec date d'effet et traçabilité. Les situations de séparation, mobilité ou logement temporaire sont traitées explicitement. Surtout, la mesure ne peut être chiffrée à partir du seul nombre total d'agents : il faut connaître le nombre de points secondaires concernés et leur consommation. Tant que cette assiette n'est pas consolidée, le rendement prudent reste nul même si la règle proposée est juridiquement décrite.

Plan B

Plan B : si la définition binaire principal/secondaire produit des cas injustes, autoriser des exceptions objectivées pour logement lié à une mobilité professionnelle ou situation familiale particulière, avec durée limitée.

Si la distinction résidence principale/résidence secondaire produit des cas limites, le Plan B permet des exceptions étroites fondées sur l'usage réel du logement, par exemple une mobilité professionnelle temporaire lorsqu'elle est objectivement documentée. L'exception doit avoir une durée, un motif et une procédure de renouvellement ; elle ne devient pas un deuxième droit permanent. L'administration du dispositif doit rester proportionnée : une économie potentielle faible ne justifie pas un contrôle intrusif ou coûteux. Le bilan annuel publie le nombre de points bénéficiant d'une exception et leur poids dans la consommation préférentielle. Là encore, seules les économies calculées sur une assiette observée peuvent entrer dans le total consolidé.

Plan C

Plan C : si l’exclusion catégorielle est juridiquement fragile, conserver l’éligibilité mais appliquer aux points supplémentaires un différentiel de prix réduit ou un plafond de volume très bas afin de supprimer l’essentiel de la subvention sans débat sur le statut du logement.

Si l'exclusion d'un point secondaire ne peut être sécurisée juridiquement, le Plan C agit sur l'intensité de l'avantage plutôt que sur l'éligibilité. Un point supplémentaire conserve l'accès au dispositif mais avec un volume préférentiel très réduit ou un différentiel de prix moindre. Cette voie évite de fonder toute la réforme sur la qualification du logement et peut être administrée à partir du nombre de points attachés au bénéficiaire. Elle exige néanmoins la même preuve préalable sur les règles de branche et l'assiette réelle. À défaut, aucune économie autonome n'est revendiquée. Le Plan C est une option de négociation documentée, pas un moyen de transformer une hypothèse sur les résidences secondaires en fait acquis.

Le Plan B traite les cas professionnels par une exception temporaire et documentée plutôt que par une exclusion générale. Si l’identification du logement principal demeure trop fragile, le Plan C remplace l’exclusion par un volume préférentiel unique attribué au bénéficiaire, quelle que soit la répartition entre ses points de livraison.

Un logement principal, mais une définition contrôlable

Exclure les résidences secondaires paraît simple jusqu’au moment où il faut définir le point de livraison éligible. La règle doit traiter les doubles résidences professionnelles, séparations familiales, logements de fonction et changements de domicile en cours d’année. Une déclaration seule serait facile à contourner ; un croisement excessif de fichiers serait disproportionné. La solution proposée combine un point principal déclaré, des justificatifs limités et une procédure d’exception motivée. Le chiffrage reste volontairement une sensibilité tant que l’assiette des points secondaires bénéficiant effectivement de l’avantage n’est pas publiée. Surtout, l’ordre des mesures compte : 12.06 ne peut revendiquer comme gain le même mégawattheure déjà neutralisé par le plafond de 12.05. Le calcul se fait donc sur le résiduel après application des mesures précédentes.

Risques, contournements et scénario d’échec

Le principal risque est la fraude déclarative par changement artificiel de résidence. Le second est l’injustice pour les salariés en double résidence professionnelle. Le troisième est le double compte avec 12.05 : si le plafond de volume a déjà supprimé une partie de la consommation subventionnée, 12.06 ne peut appliquer son économie théorique à la même énergie. Le simulateur doit donc appliquer les mesures dans un ordre explicite et ne calculer 12.06 que sur le résiduel après 12.05.

Une exception mal définie peut devenir la norme et annuler la réforme. Le tableau suit donc les motifs d’exception et leur durée. À l’inverse, un contrôle trop lourd peut coûter davantage que l’avantage supprimé ; les frais de gestion font partie du calcul net et peuvent conduire à simplifier le mécanisme.

Indicateurs, audit et preuve de réussite

Tableau minimal : points de livraison par bénéficiaire ; résidences principales déclarées ; points supplémentaires ; exceptions temporaires ; MWh préférentiels supprimés ; différentiel de prix ; coût de gestion ; recours ; cas de double résidence ; chevauchement avec 12.05.

Le pilotage suit le nombre de bénéficiaires déclarant plusieurs points, les exceptions accordées par motif, le volume réellement retiré de l’avantage et le coût économique résiduel après 12.05. Un taux d’exception qui augmente continuellement déclenche une revue de la règle. L’audit vérifie aussi que la résidence secondaire n’a pas été remplacée par un autre point contractuel procurant le même avantage sous une qualification différente.

Le coût administratif par dossier est rapproché de l’avantage moyen retiré sur les points secondaires. Si la vérification devient plus chère que l’effet économique, la procédure doit être allégée. Cet indicateur empêche qu’une réforme symbolique de faible rendement crée une bureaucratie de contrôle disproportionnée.

Le dispositif mesure enfin le délai de traitement des changements de résidence afin qu’une règle antifraude n’immobilise pas pendant des mois la situation d’un bénéficiaire qui déménage légitimement.

Le taux de recours après notification est également surveillé : une hausse brutale des contestations peut révéler une définition du logement principal trop ambiguë et justifier une simplification avant généralisation.

Approfondissement : les points que le résumé ne doit pas cacher

La donnée manquante devient visible

Le site ne masque pas l’absence d’une assiette publique consolidée. Il publie la formule et l’unité de sensibilité, puis maintient l’économie autonome prudente hors du total tant que le nombre de points secondaires réellement éligibles n’est pas établi.

L’analyse transforme l’absence de donnée en information de gouvernance : L’analyse identifie précisément quelle donnée manque, quelle autorité ou quel texte pourrait la fournir et quelle décision financière dépend de cette donnée. Tant que le nombre de points secondaires éligibles n’est pas établi, le simulateur maintient l’économie autonome à zéro. Cette règle est plus exigeante qu’une estimation approximative, mais elle protège le total général. Elle permet également de prioriser le travail documentaire en montrant quelle source débloquerait réellement le chiffrage.

Ordre de calcul avec 12.05

Le plafonnement en volume est appliqué en premier. L’exclusion des résidences secondaires ne porte ensuite que sur la consommation encore subventionnée. Cette séquence évite d’attribuer deux fois le même MWh économisé.

L’anti-double-compte exige une séquence fixe. Le plafonnement du volume préférentiel de 12.05 s’applique d’abord ; 12.06 ne peut ensuite retirer que le volume encore subventionné sur les points supplémentaires. Si l’ordre était inversé, une même consommation pourrait être revendiquée par les deux mesures. Le registre financier doit donc conserver pour chaque mégawattheure théorique une seule mesure propriétaire du gain. Cette logique de propriété du gain est généralisable à tout le Plan lorsqu’une réforme réduit une assiette déjà touchée par une autre.

Prévoir les doubles résidences professionnelles

Une règle conçue contre l’avantage de loisir ne doit pas pénaliser aveuglément une personne tenue de se loger près d’un site de travail éloigné de son foyer. L’exception éventuelle doit être limitée, documentée et réexaminée, plutôt qu’un droit permanent difficile à contrôler.

Une double résidence peut répondre à une contrainte de travail, de séparation familiale ou de mobilité temporaire. Si une exception est retenue, elle doit reposer sur des critères vérifiables, une durée limitée et un réexamen périodique. L’objectif est d’éviter deux écueils opposés : créer une règle aveugle qui pénalise une situation professionnelle légitime, ou ouvrir une exception si large qu’elle reconstitue l’avantage supprimé. Le coût des exceptions doit apparaître dans le calcul net afin que la décision politique soit prise sur le dispositif réellement applicable.

Véhicule juridique : ne pas légiférer sur une assiette encore incertaine

La limitation de l’avantage à la résidence principale suppose d’abord d’identifier la règle de branche ou de gestion qui définit les points de livraison bénéficiaires. Le statut national des IEG et les mécanismes d’accord professionnel prévus par le Code de l’énergie imposent de distinguer ce qui relève du texte statutaire, de la négociation collective et de la gestion opérationnelle. Tant que la source exacte sur les résidences secondaires n’est pas consolidée, la proposition reste conditionnelle et son économie autonome demeure nulle. Si le droit actuel permet effectivement plusieurs points incluant une résidence secondaire, la modification doit utiliser le véhicule collectif ou réglementaire compétent et prévoir les droits transitoires des bénéficiaires existants.

Définir la résidence principale sans nouveau fichier intrusif

Le débat sur l’exclusion des résidences secondaires du tarif agent gagne à être ramené à son objectif vérifiable : réserver l’avantage à l’habitation principale avec un contrôle simple, proportionné et peu intrusif. Le statut IEG définit l’avantage ; la réforme doit préciser la notion de résidence principale retenue et la façon de traiter les changements de situation, couples, logements de fonction ou séparations.

Attribuer le gain au bon financeur

Pour passer de l’intention au dispositif, Le contrôle peut s’appuyer sur une déclaration et des données déjà détenues plutôt que créer une collecte détaillée des consommations et occupations. La procédure de correction doit être rapide en cas d’erreur.

Il faut aussi conserver le raisonnement contradictoire : La réforme est d’autant plus robuste qu’elle utilise une information de résidence déjà nécessaire à d’autres obligations plutôt qu’un nouveau fichier autonome.

Comparer coût de contrôle et avantage supprimé

L’effet sur les finances doit être attribué sans confusion. Le gain est le coût de l’avantage supprimé sur les résidences secondaires, net du contrôle. Il doit être attribué au financeur réel du tarif, non automatiquement aux finances de l’État.

Ce cas pratique permet de vérifier la cohérence du texte : Un salarié séparé entre deux logements ou en mobilité professionnelle permet de tester si la règle traite correctement les situations temporaires.

Réserve à traiter — La réforme est d’autant plus robuste qu’elle utilise une information de résidence déjà nécessaire à d’autres obligations plutôt qu’un nouveau fichier autonome.

Prévoir les situations de mobilité et séparation

Le risque principal est suffisamment concret pour être inscrit dans le protocole d’évaluation : Un contrôle trop intrusif peut coûter davantage que l’avantage supprimé pour les petits volumes et créer des litiges sur la qualification du logement.

La consolidation exige ici une attribution claire : Le gain est le coût de l’avantage supprimé sur les résidences secondaires, net du contrôle. Les contrôles doivent utiliser le tableau de bord doit publier nombre de résidences concernées, coût moyen de l’avantage, contestations et coût administratif du contrôle.

Cas de contrôle : l’exclusion des résidences secondaires du tarif agent

La réussite devrait être appréciée avec les éléments suivants. Le tableau de bord doit publier nombre de résidences concernées, coût moyen de l’avantage, contestations et coût administratif du contrôle.

Le risque un contrôle trop intrusif peut coûter davantage que l’avantage supprimé pour les petits volumes et créer des litiges sur la qualification du logement. impose un garde-fou propre au dossier. L’objection la réforme est d’autant plus robuste qu’elle utilise une information de résidence déjà nécessaire à d’autres obligations plutôt qu’un nouveau fichier autonome. reste donc une condition de validation.

Sources primaires et institutionnelles

Les références permettent de vérifier le droit et l’état du dispositif au 13 août 2026. Les scénarios Delta-Sierra sont toujours identifiés comme tels.

Source au point d’usage : Cour des comptes — modèle économique d’EDF.

Date de vérification : 13 août 2026.

Données publiques de référence · millésime 2024

Régimes et retraites : 406,9 Md€ de dépenses en 2024, soit 13,9 % du PIB

Avant de discuter la mesure 12.06, on fixe un ordre de grandeur national provenant d'une source publique. Il ne s'agit ni du coût ni de l'économie annoncée par la mesure : c'est une baseline indépendante à partir de laquelle le lecteur peut contrôler les ordres de grandeur.

Dépenses brutes de retraite406,9 Md€2024
Part du PIB13,9 %2024
Prestations de base et complémentaires hors Aspa388 Md€2024

Calcul de contrôle : 388 ÷ 406,9 × 100 ≈ 95,4 % : l’essentiel de la dépense correspond aux prestations de retraite de base et complémentaire.

Ce que ce chiffre ne permet pas de conclure : Fermer un régime aux nouveaux entrants ne supprime pas les droits déjà constitués. Il faut suivre cohortes, droits acquis, calendrier d’extinction, compensation et coût résiduel sur plusieurs décennies.

Application à « Tarif agent : réserver l’avantage à la résidence principale plutôt qu’aux résidences secondaires » : utiliser ce repère pour vérifier le dénominateur, le calendrier et l'ordre de grandeur de la proposition. Toute estimation propre à cette mesure doit ensuite être sourcée séparément et ne doit jamais être remplacée par la statistique nationale ci-dessus.

Règle de mise à jour : conserver le millésime et la date de publication. Lorsqu'une nouvelle édition officielle paraît, mettre à jour la donnée sans réécrire rétroactivement ce qui était connu au millésime précédent.

Atelier citoyen de vérification · mesure 12.06

Passer de la proposition à la preuve : comment auditer cette mesure soi-même

La question n'est pas seulement de savoir si « Tarif agent : réserver l’avantage à la résidence principale plutôt qu’aux résidences secondaires » paraît souhaitable. Il faut pouvoir montrer, chiffres et droit à l'appui, ce qui change réellement entre la situation de départ et la situation après mise en œuvre. Cette grille transforme la page en exercice de contrôle : le lecteur doit être capable de retrouver le dénominateur, le calendrier, le coût net, le véhicule juridique et le critère qui permettrait de conclure que la mesure fonctionne réellement.

1. Établir la situation de départ

Domaine : Régimes dérogatoires. Relever avant toute réforme les données portant sur nouveaux entrants, actifs, droits acquis, coût résiduel, cohortes et date d'extinction. Pour chaque chiffre, noter l'année, l'unité, le périmètre, la source primaire et la fréquence de mise à jour. Un chiffre sans dénominateur ou sans date ne permet pas de mesurer un progrès.

Fermer un régime aux nouveaux entrants ne fait pas disparaître les droits déjà constitués : suivre la décroissance réelle de la cohorte.

2. Refaire le calcul ou le test principal

Effet net = résultat observé après réforme − trajectoire de référence comparable

Définir une situation de référence, une date de départ, un périmètre et un indicateur vérifiable. Sans contrefactuel ou comparaison crédible, une évolution après réforme ne prouve pas à elle seule la causalité.

Exercice : reprendre le dernier chiffre officiel cité dans cette page, retrouver sa source d'origine et recalculer le résultat avec les mêmes unités. Si le résultat ne peut pas être reproduit, classer l'affirmation « à documenter » plutôt que « acquise ».

3. Séparer promesse, mise en œuvre et résultat

Construire trois lignes distinctes : ce qui est décidé, ce qui est effectivement déployé et ce qui est observé. Pour « Tarif agent : réserver l’avantage à la résidence principale plutôt qu’aux résidences secondaires », une loi votée, un décret publié ou un budget ouvert ne constituent pas encore le résultat final. Ajouter une date cible, un responsable et un indicateur avant/après.

Exiger aussi un scénario d'échec : retard juridique, résistance opérationnelle, coût de transition supérieur aux prévisions, effet de report vers une autre administration ou comportement d'évitement.

4. Prononcer un verdict révisable

  • PASS : mécanisme documenté, données reproductibles, véhicule juridique crédible, financement et responsable identifiés.
  • À RÉVISER : objectif plausible mais hypothèse, calendrier, coût ou indicateur encore insuffisamment démontré.
  • FAIL : double compte, causalité non démontrée, coût déplacé plutôt que supprimé, ou impossibilité juridique/opérationnelle non traitée.

Le verdict doit pouvoir changer avec une nouvelle donnée : une bonne politique publique est auditable, pas seulement défendable.

Question de maîtrise : si un décideur annonçait demain que cette mesure est « réalisée », quelles trois pièces demanderiez-vous pour vérifier qu'il ne confond pas décision, activité et résultat ? Répondre à cette question sans relire la page constitue le niveau attendu.

Plan d'exécution et de contrôle · mesure 12.06

Qui décide, qui applique et comment prouver que « Tarif agent : réserver l’avantage à la résidence principale plutôt qu’aux résidences secondaires » fonctionne réellement ?

Une mesure n'est pas terminée lorsqu'elle est annoncée, votée ou financée. Pour Tarif agent : réserver l’avantage à la résidence principale plutôt qu’aux résidences secondaires, il faut pouvoir suivre une chaîne complète : base juridique → responsable → déploiement → indicateur → contrôle indépendant → réexamen. Le plan ci-dessous constitue une grille d'exécution à adapter au texte juridique final ; il ne remplace pas l'expertise légistique article par article.

1. Acte à préparer

Loi, loi organique ou texte statutaire selon le régime. Les droits déjà constitués, clauses transitoires et populations fermées doivent être traités explicitement.

2. Responsable identifiable

Administration gestionnaire, caisses/régimes concernés, ministère compétent et organisme chargé du suivi actuariel ou budgétaire.

3. Preuve de déploiement

Date de fermeture ou convergence fixée, cohortes identifiées, règles transitoires publiées et financement résiduel suivi.

4. Preuve de résultat

Le contrôle doit privilégier ETPT réellement supprimés ou redéployés, service rendu et coût de transition. Une activité administrative ou un budget consommé n'est qu'un moyen : le résultat doit être observable sur le périmètre annoncé.

Calendrier de preuve : quatre rendez-vous obligatoires

J0 — référenceArchiver la situation avant réforme : texte applicable, coût, effectifs, volume traité, délai et qualité lorsque ces données existent. Sans état initial, aucun avant/après n'est sérieux.
6 mois — déploiementVérifier que les actes nécessaires sont publiés, que les responsables sont nommés, que les outils et crédits existent réellement et que l'ancien dispositif n'est pas maintenu en doublon sans justification.
18 mois — premiers effetsComparer l'indicateur principal avec la baseline, isoler les coûts de transition et publier les écarts entre la trajectoire annoncée et la réalisation.
36 mois — réexamenDécider de maintenir, corriger, amplifier ou arrêter le dispositif. Une mesure qui ne produit pas l'effet documenté doit pouvoir être révisée sans attendre la fin d'un quinquennat.

Test anti-illusion

Présenter la fermeture aux nouveaux entrants comme une économie immédiate et oublier plusieurs décennies de droits déjà constitués. Pour cette mesure, le dossier de contrôle doit donc publier au minimum la donnée de départ, la date d'effet, le coût de transition, le résultat observé et l'explication de l'écart.

Grille d'audit en 8 questions
  1. Quel texte précis autorise ou impose la réforme ?
  2. Quelle autorité est responsable de chaque étape et à quelle date ?
  3. Quelle valeur de référence est figée avant la mise en œuvre ?
  4. Quel indicateur mesure le résultat plutôt que l'activité ?
  5. Quels coûts nouveaux, coûts de transition ou transferts doivent être déduits du gain brut ?
  6. Quelle donnée permet de détecter un effet indésirable ou un contournement ?
  7. Qui vérifie les chiffres indépendamment du service qui met en œuvre la mesure ?
  8. Quelle clause permet de corriger ou d'arrêter la mesure si les résultats ne sont pas au rendez-vous ?

Contrat de mesure · mesure 12.06

Comment savoir objectivement si cette mesure fonctionne ?

Le résultat doit être défini avant l’entrée en vigueur. Le principe est simple : un même indicateur, une même unité, un même périmètre et une même méthode doivent être conservés entre la baseline et les contrôles ultérieurs. Si la méthode change, la rupture de série doit être publiée.

Indicateur principal

Coût résiduel et population couverte

Unité : € constants/an + bénéficiaires.

Fréquence

annuelle.

La périodicité ne doit pas être modifiée simplement parce qu’un résultat devient défavorable.

Producteur / preuve

caisses / employeurs / ministère / comptabilité publique.

Le fichier source, sa date et sa version doivent rester auditables.

Calcul à figer

dépense résiduelle totale et nombre de bénéficiaires par cohorte

Le numérateur, le dénominateur et les exclusions doivent être documentés avant J0. Une série recalculée après coup doit conserver l’ancienne version ou expliciter la rupture.

Objectif vérifiable

À figer avant J0 dans le texte d’application ou la décision de pilotage ; il est interdit de modifier la cible après observation des résultats.

Règle de gouvernance : la cible, la tolérance et le calendrier sont enregistrés avant le lancement. Ils ne sont pas réécrits a posteriori pour transformer un échec en réussite.

Indicateur garde-fou

droits acquis, équité, durée d’extinction, transferts de charge. Une amélioration du KPI principal ne suffit pas si elle est obtenue au prix d’une dégradation majeure de ce garde-fou.

Règle de verdict PASS / À RÉVISER / FAIL
  • PASS : objectif préenregistré atteint dans le délai prévu et garde-fou respecté.
  • À RÉVISER : progression réelle mais cible non atteinte, coût de transition supérieur à l’hypothèse ou effet indésirable corrigeable.
  • FAIL : absence d’amélioration démontrable, résultat obtenu par déplacement du coût/problème, rupture méthodologique non documentée ou dégradation majeure du garde-fou.