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Mesure 4.09 · garantie juridique

Validation humaine des décisions assistées par intelligence artificielle

Une décision assistée n’est légitime que si un humain compétent conserve le pouvoir et le temps de comprendre, vérifier, modifier et motiver.

Les cinq capacités d’une validation humaine réelle
Les cinq capacités d’une validation humaine réelle

La règle proposée

La mesure 4.09 impose une intervention humaine pour toute décision automatisée ou assistée produisant un effet défavorable. Le principe est simple : la personne responsable doit pouvoir comprendre, contrôler, corriger et assumer la décision. Un clic automatique sur « valider » ne constitue pas une supervision réelle.

Qu’est-ce qu’une décision défavorable ?

Dans le cadre proposé, il s’agit d’une décision qui refuse un droit, impose une obligation, aggrave une situation, limite une liberté, détermine une sanction ou influence de manière importante l’issue d’une procédure. La définition exacte devra être adaptée au civil, au pénal, à l’administratif et aux procédures internes.

Les cinq capacités que doit conserver l’humain

SavoirÊtre informé de l’usage du système.
ComprendreConnaître les limites et le rôle de la sortie.
VérifierAccéder aux pièces et aux éléments déterminants.
ModifierÉcarter, corriger ou interrompre l’outil.
MotiverExpliquer la décision en son propre nom.

Le protocole minimal

  1. Identifier l’usage : le dossier indique le nom et la version de l’outil.
  2. Contrôler les entrées : les pièces déterminantes sont vérifiées.
  3. Examiner la sortie : erreurs, omissions et incohérences sont recherchées.
  4. Comparer : le décideur examine aussi les arguments contraires.
  5. Décider : il accepte, modifie ou écarte la proposition.
  6. Motiver : la décision est expliquée selon les règles de procédure.
  7. Tracer : l’intervention humaine est enregistrée.
  8. Informer : les voies de recours et, lorsque le droit l’impose, le rôle de l’outil sont indiqués.

Qui doit valider ?

La validation doit être exercée par l’autorité juridiquement compétente ou par un professionnel auquel la loi attribue la tâche concernée. La compétence ne peut pas être remplacée par une validation purement technique. Un informaticien peut contrôler le système ; il ne remplace pas le magistrat dans l’acte de juger.

Téléchargements

Article 22 du RGPD : il encadre les décisions fondées exclusivement sur un traitement automatisé produisant des effets juridiques ou similaires lorsque ce règlement est applicable. Les procédures judiciaires peuvent aussi relever de règles spécifiques ; une cartographie par usage demeure indispensable.

Sources principales

  1. Règlement européen sur l’IA — supervision humaine.
  2. RGPD, article 22.
  3. CNIL — décisions entièrement automatisées.
  4. Plan de Rupture — mesure 4.09.

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