
Réforme de l’État — Plan de Rupture
Le dossier fondateur : finances publiques, structures, calendrier et mesures.
Voir le livre et la lecture gratuite →Une méthode de réforme crédible ne part pas d’un quota arbitraire de suppressions : elle qualifie les missions, mesure les doublons, choisit le bon véhicule juridique et organise les transferts avant de compter les économies.

Deux organismes différents peuvent exercer des missions proches ; inversement, un même établissement peut cumuler une mission indispensable et des fonctions support redondantes. L’unité d’analyse doit donc être la mission publique, son bénéficiaire, son fondement juridique et son résultat attendu.
Chaque mission est classée : à maintenir, à transférer, à fusionner, à réinternaliser, à mettre en extinction ou à supprimer. Ce classement évite qu’une annonce de « suppression d’agence » détruise en réalité une fonction que l’État devra recréer ailleurs.
La rationalisation exige un inventaire homogène : tutelle ministérielle, statut juridique, crédits budgétaires, taxes affectées, subventions, masse salariale, immobilier, systèmes informatiques, achats, contrats, opérateurs partenaires et indicateurs de résultat. Les doublons doivent être démontrés mission par mission plutôt que présumés à partir d’un intitulé.
Une entité créée par la loi ne disparaît pas par simple instruction ministérielle. D’autres structures peuvent être réorganisées par décret ou par décision interne de leur autorité compétente. La fiche de réforme doit identifier avant l’annonce le texte créateur, les dispositions à abroger ou modifier et les consultations nécessaires.
Le portail distingue donc décision politique, loi, décret d’application, transfert matériel et mesure du résultat. Cette séquence est celle qui a été détaillée sur la page ADEME.
Supprimer une personne morale n’efface ni ses obligations ni ses archives. Il faut désigner la structure d’accueil des missions conservées, organiser la situation des agents, transférer ou résilier les contrats, attribuer les biens, préserver les données et informer les usagers. Le coût de cette transition doit apparaître dans le chiffrage.
L’économie brute d’un budget supprimé n’est pas l’économie réelle. Il faut retrancher les missions transférées, les dépenses reprises par une autre administration, les indemnités ou coûts de transition et les investissements nécessaires. Le suivi annuel doit comparer la situation avant/après afin d’éviter qu’une économie annoncée ne soit recréée sous une autre ligne budgétaire.
| Question | Preuve attendue | Décision possible |
|---|---|---|
| La mission est-elle toujours nécessaire ? | Fondement juridique, bénéficiaires, résultat | Maintien ou extinction |
| Existe-t-il un doublon démontré ? | Comparaison des compétences et processus | Fusion ou transfert |
| La mission peut-elle revenir dans un ministère ? | Capacité, coût et responsabilité | Réinternalisation |
| Quel texte a créé l’entité ? | Loi, décret, convention ou autre acte | Véhicule juridique adapté |
| Quelle économie nette après transition ? | Coût complet avant/après | Validation ou abandon du scénario |
Pour prolonger « Méthode de rationalisation des agences et opérateurs publics », ces deux ouvrages expliquent comment simplifier les structures, transférer les missions, mesurer les économies nettes et moderniser les services publics.

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Comment utiliser l’intelligence artificielle pour simplifier, accélérer et améliorer les services publics.
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