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Mesure 98 / 155

08 — Agriculture, industrie et économie · Mesure 8.06 · 98 / 155

DémarcheétapesTempsentrepriseAdministrationtraitementGaintemps supprimé, pas déplacé
Question : la simplification réduit-elle vraiment le coût ? — schéma de lecture, non chiffré sauf indication contraire.

Simplifier les démarches entrepreneuriales au-delà du guichet unique

Responsabilité budgétaire et anti-double-compte

Propriétaire budgétaire : État — guichet unique / administrations instructrices compétentes.

Règle de consolidation : La simplification de procédure ne vaut pas économie budgétaire tant qu’un coût effectivement supprimé n’est pas identifié chez l’administration propriétaire.

Cette fermeture concerne le standard documentaire local. Elle ne vaut ni économie nette ni impact budgétaire fermé.

Partir du guichet unique existant pour supprimer les doubles saisies, réduire les pièces demandées et rendre chaque formalité traçable.

Bible France · page canoniqueMise à jour : 12 août 2026Sources au point d’usage
Simplifier les démarches entrepreneuriales au-delà du guichet unique
Lecture visuelle : étapes et contrôles propres à la mesure 8.06

En 30 secondes

PourquoiPartir du guichet unique existant pour supprimer les doubles saisies, réduire les pièces demandées et rendre chaque formalité traçable.
Effet financierEffet structurel — gains de temps à mesurer, zéro économie publique autonome présumée
VéhiculeRéglementation, interopérabilité et simplification législative ciblée
Statut des donnéesHypothèse documentée ou ordre de grandeur étayé
Plan de repliLa page distingue Plan A, Plan B et Plan C au lieu de conditionner toute la mesure à une seule voie.
ComptabilitéAucun montant incertain n’entre dans le total prudent sans assiette reproductible.

État du droit et situation actuelle

Depuis 2023, les formalités de création, modification et cessation d’entreprise sont déposées en ligne auprès d’un guichet unique opéré par l’INPI. La réforme Delta-Sierra ne peut donc pas être présentée comme la création d’un guichet qui n’existerait pas. L’enjeu 2026 est la qualité de bout en bout : informations demandées, pièces justificatives, transmission aux organismes compétents, suivi et traitement des cas complexes.

Le guichet unique remplace six réseaux de centres de formalités, mais l’unification du point d’entrée ne supprime pas toutes les règles sectorielles. Une entreprise peut encore avoir besoin d’autorisations, déclarations fiscales, sociales ou professionnelles distinctes. La bonne simplification consiste à réutiliser les données et à orchestrer les procédures, pas à cacher des obligations derrière un portail unique.

Preuve au point d’usage : Source : Cadre juridique du guichet unique

Le problème exact à résoudre

La principale friction est la répétition : même identité, même adresse, mêmes bénéficiaires ou mêmes pièces demandées par plusieurs systèmes. Chaque donnée doit être associée à une source de confiance et réutilisée lorsque le droit le permet. Le déclarant doit pouvoir savoir pourquoi une pièce est demandée, quel organisme la traite et dans quel délai.

Les erreurs de parcours sont aussi coûteuses. Une formalité bloquée peut retarder compte bancaire, facturation, embauche ou contrat. Le dossier propose donc un système de statut détaillé, des délais de référence et une escalade humaine. Le chatbot ou l’IA peuvent aider à comprendre le formulaire, mais ne doivent pas devenir le seul moyen de contester un rejet.

La proposition Delta-Sierra rendue exécutable

Delta-Sierra propose un principe « déclarer une fois ». Le guichet récupère les données déjà présentes dans les registres, pré-remplit, signale les incohérences et transmet aux organismes. Les formalités sectorielles prioritaires sont progressivement branchées au même suivi. Chaque champ conservé dans le formulaire doit avoir une justification juridique ou opérationnelle.

Un conseil de simplification associant entrepreneurs, experts-comptables, chambres consulaires et administrations teste chaque trimestre des parcours réels. Les difficultés sont classées en bug, règle nécessaire, règle supprimable ou règle à harmoniser. Cette boucle transforme le guichet d’un projet informatique en mécanisme permanent de simplification administrative.

Démonstration financière : ce qui entre ou non dans les comptes

Le gain principal est du temps entrepreneur et du temps administratif. Il ne devient économie budgétaire que si des coûts publics disparaissent réellement : saisie, courrier, traitement manuel ou maintenance d’anciens systèmes. Le total prudent reste zéro euro autonome tant que ces économies ne sont pas consolidées par organisme et dédupliquées de la digitalisation générale de l’administration.

Le calcul par formalité est néanmoins simple : nombre annuel × minutes gagnées × coût horaire, séparément pour l’entreprise et l’administration. Le symbole « × » signifie multiplication. Ce résultat est publié comme gain de temps monétarisé, avec les hypothèses, puis rapproché des dépenses informatiques. Il ne doit pas être additionné indistinctement à une économie de masse salariale.

Preuve au point d’usage : Cadre juridique du guichet unique ↗

Droit, mise en œuvre et solutions de repli

Plan A : supprimer par décret ou loi les données et pièces sans utilité, puis connecter les registres. Plan B : lorsque la règle sectorielle doit subsister, pré-remplir et suivre dans le même tableau de bord. Plan C : conserver une procédure de secours et un accompagnement humain pour les situations que le système numérique ne sait pas traiter.

La simplification doit respecter protection des données, finalité des fichiers et secret professionnel. Réutiliser une donnée n’autorise pas à ouvrir tous les registres à tous les agents. Les accès sont limités, journalisés et justifiés par la formalité.

Preuve au point d’usage : Assistance du guichet unique ↗

Indicateurs, audit et critères de réussite

Les indicateurs sont temps médian de formalité, taux de dossiers retournés, pièces demandées, nombre de saisies répétées, délai de traitement et taux d’assistance. Le guichet publie également ses interruptions et procédures de secours.

Le critère final est économique : un entrepreneur doit pouvoir créer ou modifier son entreprise sans devenir expert de l’architecture administrative. Mais la rapidité ne doit pas augmenter les erreurs de registre ; qualité et délai sont suivis ensemble.

Plans A, B et C — l’objectif survit au blocage d’un véhicule

Plan A : imposer derrière le guichet unique des formalités une chaîne réellement interopérable : dossier unique, accusé de réception commun, suivi des demandes complémentaires, délais mesurés et absence de ressaisie par l’entreprise. Plan B : si l’interconnexion complète de tous les systèmes prend du retard, prioriser les formalités les plus fréquentes et les échanges de données déjà standardisés, tout en conservant un responsable de dossier identifiable.

Plan C : à défaut d’intégration technique immédiate, organiser une équipe de résolution qui absorbe elle-même les renvois entre administrations au lieu de les reporter sur l’usager. Puisque le guichet unique existe déjà depuis 2023, la réforme ne consiste pas à recréer un portail : elle vise la chaîne administrative réelle située derrière l’écran.

Trois questions qui peuvent invalider la mesure

  • Combien de données sont encore saisies plusieurs fois ?
  • Quel est le délai réel entre dépôt et effet juridique ?
  • Le canal de secours fonctionne-t-il quand le numérique échoue ?

Approfondissement : Le bon indicateur n’est pas le nombre de démarches mises en ligne

Une formalité peut être entièrement numérique et rester mauvaise si l’entreprise doit ressaisir les mêmes informations, télécharger des pièces déjà détenues par l’État ou téléphoner à plusieurs organismes pour comprendre le blocage. Les indicateurs doivent donc suivre le nombre de champs ressaisis, demandes complémentaires, délais par étape, abandons, erreurs et dossiers nécessitant une intervention manuelle. Un échantillon d’entreprises mesure aussi le temps total réellement consacré à la démarche.

La réforme applique le principe « dites-le-nous une fois » chaque fois que la base juridique et la qualité des données le permettent. Les exceptions sont documentées. Le gain économique correspond au temps réellement évité aux entreprises et aux agents, tandis qu’une économie budgétaire n’est reconnue que si une dépense publique disparaît effectivement après simplification.

Après le guichet unique, supprimer les démarches qui subsistent derrière

Depuis 2023, le guichet unique des formalités d’entreprises existe. Dire qu’il faut créer un guichet unique serait donc dépassé. Le problème devient celui de la chaîne complète : données déjà fournies mais redemandées, délais d’inscription dans les registres, échanges entre organismes, corrections, autorisations sectorielles et visibilité sur l’état du dossier. La page propose une logique « dites-le-nous une fois » avec réutilisation des données autorisée et traçable.

Chaque formalité doit être testée sur un parcours réel : création d’une petite entreprise, embauche du premier salarié, modification d’adresse, ouverture d’un établissement, cessation. Le nombre de clics n’est pas l’indicateur principal ; il faut mesurer le délai jusqu’à l’effet juridique, les demandes de correction, les pièces ressaisies et le nombre d’interlocuteurs. Une automatisation qui accélère les dossiers simples mais bloque les exceptions doit conserver un canal humain.

Le gain économique est du temps entrepreneurial et administratif. Il ne devient économie budgétaire qu’en cas de baisse réelle de traitement, d’affranchissement, de support ou de fonctions redondantes. La page n’intègre donc aucun montant autonome au total prudent. Les indicateurs sont publiés par formalité afin d’éviter qu’une moyenne nationale masque un parcours défaillant.

Dix parcours réels comme banc d’essai

La simplification est conduite à partir de parcours, pas de catalogues de sites web. Dix démarches fréquentes sont chronométrées de bout en bout : création, modification, cessation, embauche, ouverture d’un établissement, autorisation sectorielle et autres formalités à forte volumétrie. Pour chacune, l’équipe relève les données ressaisies, les pièces déjà détenues par une administration, les délais d’attente et les motifs de rejet.

Le principe de réutilisation des données doit rester compatible avec la protection des données et la finalité des fichiers. Une administration ne doit pas accéder à toute information simplement parce qu’elle existe ailleurs. Le système demande uniquement la donnée nécessaire, journalise l’accès et explique au professionnel quelle source a été utilisée. La simplification ne doit pas devenir une interconnexion incontrôlée de toutes les bases publiques.

Le résultat est publié par parcours : délai médian, délai au quatre-vingt-dixième percentile, nombre de corrections et taux de dossiers nécessitant une intervention humaine. Ces indicateurs permettent d’identifier une formalité qui fonctionne mal même lorsque la moyenne générale est satisfaisante. Une économie de personnel n’est enregistrée que si une tâche disparaît réellement et que les moyens ne sont pas recréés dans un autre service de support.

Le dispositif doit enfin prévoir la réversibilité des échanges de données et des interfaces. Une formalité ne doit pas dépendre d’un connecteur unique impossible à remplacer. Les administrations publient les responsabilités en cas de panne, les délais de reprise et les procédures manuelles minimales. Cette exigence évite qu’une simplification très efficace en régime normal transforme une interruption technique en blocage national de la création ou de la modification d’entreprises.

Appliquer réellement le principe “dites-le-nous une fois”

Le guichet unique ne suffit pas si l’entrepreneur doit ensuite ressaisir les mêmes informations auprès de plusieurs administrations. Chaque donnée demandée doit être classée : déjà détenue par l’État, réellement nouvelle, juridiquement nécessaire ou simplement héritée d’une ancienne procédure. Lorsqu’une donnée fiable existe dans un registre public, la démarche doit la préremplir ou la récupérer automatiquement avec les garanties nécessaires. Le succès se mesure par le nombre de champs supprimés, les délais de traitement, les demandes de pièces complémentaires et le nombre d’interactions nécessaires pour terminer une formalité. Cette approche s’attaque à la charge administrative réelle derrière l’interface et évite de confondre numérisation du formulaire et simplification de la procédure.

Simplification entrepreneuriale : mesurer les données demandées une seule fois

Le guichet unique ne résout pas les doublons s’il collecte les mêmes informations pour plusieurs administrations

Le cadre juridique du guichet unique indique que, depuis le 1er janvier 2023, les formalités d’entreprise sont déposées en ligne auprès d’un organisme unique ; la plateforme échange les informations entre les entreprises déclarantes et les administrations concernées, puis les données issues des formalités alimentent le registre national des entreprises.

L’étape suivante de simplification ne consiste donc pas seulement à conserver un portail unique : il faut réduire les ressaisies, réutiliser les données fiables déjà détenues et mesurer les retours de dossier ou pièces redemandées tout au long du parcours.

Le nombre de formulaires supprimés est moins important que le nombre de données et pièces réellement éliminées.

Traiter les délais silencieux et les retours de dossier

Une formalité numérique peut sembler simple mais rester bloquée plusieurs semaines ou revenir pour une pièce déjà fournie. Le tableau de bord doit suivre délai médian, taux de rejet, nombre de corrections et causes de blocage par administration.

Les motifs récurrents alimentent ensuite un programme de correction réglementaire ou informatique.

Calculer le coût administratif côté entreprise

Le temps passé par le dirigeant ou son prestataire doit être valorisé. Une économie de deux heures sur 500 000 formalités représente un volume important même si aucune dépense budgétaire directe de l’État ne disparaît. Il faut donc distinguer gain économique pour les entreprises et économie publique.

Cette séparation améliore la crédibilité du plan et évite de mélanger productivité nationale et réduction de dépense.

Mesurer la simplification par le parcours réel de l’entreprise, pas par le nombre de formulaires supprimés

Suivre un parcours de bout en bout

Une formalité peut disparaître d’un portail tout en survivant sous une autre forme : pièce jointe demandée par courriel, ressaisie dans un logiciel métier, justificatif réclamé après coup ou information déjà connue de l’administration. La mesure doit donc suivre un parcours complet, depuis l’intention de créer ou modifier l’entreprise jusqu’à la confirmation finale par tous les organismes concernés.

Cinq compteurs simples

Pour chaque parcours pilote, quatre compteurs sont plus utiles qu’un slogan : nombre d’informations saisies ; nombre d’informations saisies plusieurs fois ; nombre de pièces demandées ; délai cumulé pendant lequel le dossier attend une action administrative. Un cinquième indicateur peut mesurer les retours de dossier causés par une information déjà détenue ailleurs dans la sphère publique.

“Dites-le-nous une fois” sans méga-base

Le principe « dites-le-nous une fois » devient alors vérifiable. Une donnée d’identité ou d’établissement transmise au guichet unique ne devrait pas être ressaisie si un autre service peut légalement la récupérer par une interface sécurisée. L’objectif n’est pas de créer une méga-base, mais de réduire les ressaisies tout en conservant la traçabilité de l’organisme qui a fourni la donnée.

Dix démarches comme banc d’essai

Le test le plus parlant consiste à faire exécuter les dix mêmes démarches par des entreprises de tailles et de secteurs différents, avant puis après réforme. Le gain se mesure en minutes, en demandes évitées et en jours de délai, et non en nombre de pages d’un décret de simplification.

Sources primaires et institutionnelles

Pour approfondir

Réforme de l’État — Plan de Rupture

Le livre source rassemble le programme complet et ses hypothèses historiques.

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IA : comment transformer la France

Complément sur les outils numériques, la productivité publique et les garde-fous.

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Formule de contrôle reproductible

Lorsque la mesure comporte un impact budgétaire, la formule de base est : impact net = économie ou recette brute − transferts − coûts de transition − coûts récurrents recréés ailleurs. Le signe « − » signifie une soustraction.

Si l’un des termes n’est pas documenté, le résultat ne doit pas être présenté comme une économie nette fermée. La valeur reste alors explicitement en attente dans le grand livre financier.

Coûts de transition : non chiffrés à ce stade ; le calcul doit être établi à partir des coûts réels de mise en œuvre.

Avant consolidation, il faut identifier les dépenses nécessaires au passage de l’organisation actuelle à la cible : systèmes d’information, formation, mobilité, accompagnement, indemnités éventuelles, contrats à terminer et fonctionnement temporaire en double.

L’absence de chiffrage n’est pas assimilée à zéro. Tant que ces coûts ne sont pas documentés, l’impact budgétaire net complet reste ouvert.

Règle anti-double-compte

Un même poste supprimé, une même recette ou un même achat évité ne peut apparaître que sur une seule ligne de consolidation. Si plusieurs réformes concourent au résultat, l’une porte le montant et les autres enregistrent une interaction non additive.

Cette règle vaut également pour les coûts : un coût de transition mutualisé doit être attribué une seule fois et référencé par les autres lignes concernées.

Statut financier de la mesure

Le grand livre des économies et la réalité budgétaire ne sont pas la même chose. Une mesure peut ne revendiquer aucune économie autonome tout en créant une dépense, une perte de recettes, un transfert ou un coût de transition. Le tableau ci-dessous sépare explicitement ces notions.

Économie autonome
aucune économie autonome revendiquée
Type d’impact budgétaire
gouvernance / règle institutionnelle ; impact monétaire à vérifier séparément
Propriétaire budgétaire
À identifier avant fermeture financière
Ligne financière liée
Aucune ligne financière autonome attribuée à ce stade
Mesures liées
Aucune relation anti-double-compte codée à ce stade
Quantification de l’impact
Aucun montant autonome n’est certifié pour cette mesure
Coûts de transition
Non chiffré de manière suffisamment fiable à ce stade
Impact budgétaire net
ouvert — le coût, la recette, les transferts ou les interactions ne sont pas complètement fermés
Statut de consolidation
Hors addition autonome tant que la ligne porteuse, le propriétaire et les interactions ne sont pas fermés.

Classification prudente : aucun effet budgétaire n’est déclaré non applicable par défaut.

Pourquoi cette classification ?

Lorsque la mesure comporte un impact budgétaire, la formule de base est : impact net = économie ou recette brute − transferts − coûts de transition − coûts récurrents recréés ailleurs. Le signe « − » signifie une soustraction.

Données publiques de référence · millésime 2025

Économie et industrie : déficit commercial des biens de 69,2 Md€ en 2025

Avant de discuter la mesure 8.06, on fixe un ordre de grandeur national provenant d'une source publique. Il ne s'agit ni du coût ni de l'économie annoncée par la mesure : c'est une baseline indépendante à partir de laquelle le lecteur peut contrôler les ordres de grandeur.

Solde commercial des biens−69,2 Md€2025
Amélioration annuelle+10,0 Md€par rapport à 2024

Calcul de contrôle : Le déficit 2024 correspondant était d’environ 79,2 Md€ ; l’amélioration de 10 Md€ représente près de 12,6 % de ce déficit initial.

Ce que ce chiffre ne permet pas de conclure : Amélioration d’un déficit ne signifie pas excédent. Une mesure industrielle doit en outre distinguer compétitivité-prix, énergie, demande intérieure, importations, exportations et chaînes de valeur.

Application à « Simplifier les démarches entrepreneuriales au-delà du guichet unique » : utiliser ce repère pour vérifier le dénominateur, le calendrier et l'ordre de grandeur de la proposition. Toute estimation propre à cette mesure doit ensuite être sourcée séparément et ne doit jamais être remplacée par la statistique nationale ci-dessus.

Règle de mise à jour : conserver le millésime et la date de publication. Lorsqu'une nouvelle édition officielle paraît, mettre à jour la donnée sans réécrire rétroactivement ce qui était connu au millésime précédent.

Atelier citoyen de vérification · mesure 8.06

Passer de la proposition à la preuve : comment auditer cette mesure soi-même

La question n'est pas seulement de savoir si « Simplifier les démarches entrepreneuriales au-delà du guichet unique » paraît souhaitable. Il faut pouvoir montrer, chiffres et droit à l'appui, ce qui change réellement entre la situation de départ et la situation après mise en œuvre. Cette grille transforme la page en exercice de contrôle : le lecteur doit être capable de retrouver le dénominateur, le calendrier, le coût net, le véhicule juridique et le critère qui permettrait de conclure que la mesure fonctionne réellement.

1. Établir la situation de départ

Domaine : Économie, industrie et commande publique. Relever avant toute réforme les données portant sur prix, marges, volumes, investissement, productivité, concurrence, emploi et effets de chaîne. Pour chaque chiffre, noter l'année, l'unité, le périmètre, la source primaire et la fréquence de mise à jour. Un chiffre sans dénominateur ou sans date ne permet pas de mesurer un progrès.

Un gain affiché pour l'État peut devenir un coût ailleurs ; suivre l'incidence jusqu'aux fournisseurs, salariés, clients et territoires.

2. Refaire le calcul ou le test principal

Économie budgétaire démontrée = coût effectivement supprimé − nouveaux coûts récurrents

Calculer d'abord le temps théoriquement libéré, puis identifier séparément le coût réellement évité. Si les effectifs, contrats ou charges restent inchangés, parler de capacité libérée et non d'économie acquise.

Exercice : reprendre le dernier chiffre officiel cité dans cette page, retrouver sa source d'origine et recalculer le résultat avec les mêmes unités. Si le résultat ne peut pas être reproduit, classer l'affirmation « à documenter » plutôt que « acquise ».

3. Séparer promesse, mise en œuvre et résultat

Construire trois lignes distinctes : ce qui est décidé, ce qui est effectivement déployé et ce qui est observé. Pour « Simplifier les démarches entrepreneuriales au-delà du guichet unique », une loi votée, un décret publié ou un budget ouvert ne constituent pas encore le résultat final. Ajouter une date cible, un responsable et un indicateur avant/après.

Exiger aussi un scénario d'échec : retard juridique, résistance opérationnelle, coût de transition supérieur aux prévisions, effet de report vers une autre administration ou comportement d'évitement.

4. Prononcer un verdict révisable

  • PASS : mécanisme documenté, données reproductibles, véhicule juridique crédible, financement et responsable identifiés.
  • À RÉVISER : objectif plausible mais hypothèse, calendrier, coût ou indicateur encore insuffisamment démontré.
  • FAIL : double compte, causalité non démontrée, coût déplacé plutôt que supprimé, ou impossibilité juridique/opérationnelle non traitée.

Le verdict doit pouvoir changer avec une nouvelle donnée : une bonne politique publique est auditable, pas seulement défendable.

Question de maîtrise : si un décideur annonçait demain que cette mesure est « réalisée », quelles trois pièces demanderiez-vous pour vérifier qu'il ne confond pas décision, activité et résultat ? Répondre à cette question sans relire la page constitue le niveau attendu.

Plan d'exécution et de contrôle · mesure 8.06

Qui décide, qui applique et comment prouver que « Simplifier les démarches entrepreneuriales au-delà du guichet unique » fonctionne réellement ?

Une mesure n'est pas terminée lorsqu'elle est annoncée, votée ou financée. Pour Simplifier les démarches entrepreneuriales au-delà du guichet unique, il faut pouvoir suivre une chaîne complète : base juridique → responsable → déploiement → indicateur → contrôle indépendant → réexamen. Le plan ci-dessous constitue une grille d'exécution à adapter au texte juridique final ; il ne remplace pas l'expertise légistique article par article.

1. Acte à préparer

Loi, loi de finances, réglementation sectorielle, commande publique ou contrat selon la mesure. Les engagements financiers et règles de concurrence doivent être distingués.

2. Responsable identifiable

Ministères économiques, administrations sectorielles, acheteurs publics, entreprises et autorités de concurrence/régulation concernées.

3. Preuve de déploiement

Dispositif juridiquement ouvert, financement identifié, critères d'accès publiés et chaîne de valeur suivie.

4. Preuve de résultat

Le contrôle doit privilégier taux d’erreur, faux positifs, contrôle humain, cybersécurité et coût total. Une activité administrative ou un budget consommé n'est qu'un moyen : le résultat doit être observable sur le périmètre annoncé.

Calendrier de preuve : quatre rendez-vous obligatoires

J0 — référenceArchiver la situation avant réforme : texte applicable, coût, effectifs, volume traité, délai et qualité lorsque ces données existent. Sans état initial, aucun avant/après n'est sérieux.
6 mois — déploiementVérifier que les actes nécessaires sont publiés, que les responsables sont nommés, que les outils et crédits existent réellement et que l'ancien dispositif n'est pas maintenu en doublon sans justification.
18 mois — premiers effetsComparer l'indicateur principal avec la baseline, isoler les coûts de transition et publier les écarts entre la trajectoire annoncée et la réalisation.
36 mois — réexamenDécider de maintenir, corriger, amplifier ou arrêter le dispositif. Une mesure qui ne produit pas l'effet documenté doit pouvoir être révisée sans attendre la fin d'un quinquennat.

Test anti-illusion

Attribuer à la mesure toute évolution favorable du secteur sans scénario contrefactuel ni distinction entre déplacement et création nette. Pour cette mesure, le dossier de contrôle doit donc publier au minimum la donnée de départ, la date d'effet, le coût de transition, le résultat observé et l'explication de l'écart.

Grille d'audit en 8 questions
  1. Quel texte précis autorise ou impose la réforme ?
  2. Quelle autorité est responsable de chaque étape et à quelle date ?
  3. Quelle valeur de référence est figée avant la mise en œuvre ?
  4. Quel indicateur mesure le résultat plutôt que l'activité ?
  5. Quels coûts nouveaux, coûts de transition ou transferts doivent être déduits du gain brut ?
  6. Quelle donnée permet de détecter un effet indésirable ou un contournement ?
  7. Qui vérifie les chiffres indépendamment du service qui met en œuvre la mesure ?
  8. Quelle clause permet de corriger ou d'arrêter la mesure si les résultats ne sont pas au rendez-vous ?

Contrat de mesure · mesure 8.06

Comment savoir objectivement si cette mesure fonctionne ?

Le résultat doit être défini avant l’entrée en vigueur. Le principe est simple : un même indicateur, une même unité, un même périmètre et une même méthode doivent être conservés entre la baseline et les contrôles ultérieurs. Si la méthode change, la rupture de série doit être publiée.

Indicateur principal

Délai médian de parcours usager

Unité : jours/heures.

Fréquence

mensuelle.

La périodicité ne doit pas être modifiée simplement parce qu’un résultat devient défavorable.

Producteur / preuve

administration porteuse / journal de service.

Le fichier source, sa date et sa version doivent rester auditables.

Calcul à figer

médiane(date de fin − date de dépôt) sur un périmètre stable

Le numérateur, le dénominateur et les exclusions doivent être documentés avant J0. Une série recalculée après coup doit conserver l’ancienne version ou expliciter la rupture.

Objectif vérifiable

À figer avant J0 dans le texte d’application ou la décision de pilotage ; il est interdit de modifier la cible après observation des résultats.

Règle de gouvernance : la cible, la tolérance et le calendrier sont enregistrés avant le lancement. Ils ne sont pas réécrits a posteriori pour transformer un échec en réussite.

Indicateur garde-fou

taux d’abandon, satisfaction, accès non numérique, coût complet. Une amélioration du KPI principal ne suffit pas si elle est obtenue au prix d’une dégradation majeure de ce garde-fou.

Règle de verdict PASS / À RÉVISER / FAIL
  • PASS : objectif préenregistré atteint dans le délai prévu et garde-fou respecté.
  • À RÉVISER : progression réelle mais cible non atteinte, coût de transition supérieur à l’hypothèse ou effet indésirable corrigeable.
  • FAIL : absence d’amélioration démontrable, résultat obtenu par déplacement du coût/problème, rupture méthodologique non documentée ou dégradation majeure du garde-fou.

La simplification se mesure au nombre d’informations demandées une seule fois

Un guichet unique n’est pas réellement unique si l’entreprise doit ressaisir les mêmes informations dans plusieurs téléservices ou transmettre des pièces que l’administration possède déjà. La réforme doit donc cartographier le parcours complet : création, fiscalité, social, autorisations, aides, marchés publics et cessation.

Chaque donnée possède un « propriétaire public » capable de la réutiliser selon le droit applicable. Lorsqu’une nouvelle procédure demande une information déjà certifiée ailleurs, elle doit expliquer pourquoi une nouvelle collecte est nécessaire. Cette règle réduit les formulaires sans supprimer les contrôles utiles.

Indicateur concret

Mesurer le temps médian nécessaire à plusieurs parcours-types d’entreprise avant et après réforme, en séparant temps de saisie, délai d’attente et délai lié à une pièce manquante. Le nombre de formulaires supprimés est moins parlant que le temps réellement rendu à l’entrepreneur.