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Institutions · Mesure 1.13

Mesure 1.13 — Supprimer les treize CESER et refondre la consultation régionale

Le CESER est l’assemblée consultative régionale chargée d’éclairer le conseil régional sur les conséquences économiques, sociales et environnementales des politiques et de contribuer à la prospective et à l’évaluation. Le chapitre reconstruit la mesure sans confondre cible politique et économie nette démontrée.

Une institution consultative, pas un échelon de collectivité

Le CESER est l’assemblée consultative régionale chargée d’éclairer le conseil régional sur les conséquences économiques, sociales et environnementales des politiques et de contribuer à la prospective et à l’évaluation. Ses membres et sa présidence peuvent être indemnisés dans des plafonds réglementaires, tandis que les régions lui fournissent des moyens. [1][2]

Statut du chiffrage. Le Plan associe historiquement à cette mesure 75 millions d’euros par an. Ce montant est conservé comme cible à auditer, jamais comme économie acquise.
Propriétaire budgétaire. Régions et CTU — budgets portant les CESER. Cette identification ferme uniquement le critère « qui porte le flux ? » ; elle ne transforme ni la cible historique ni l’économie nette en montant acquis. Référence DGCL sur les indemnités et budgets des élus locaux.

Le droit est plus simple que pour le CESE national

Contrairement au CESE national, le CESER n’est pas inscrit dans la Constitution. Sa suppression ou sa transformation relève du législateur et du CGCT. Il faut cependant modifier toutes les procédures qui rendent son avis obligatoire ou prévu, afin de ne pas laisser de références juridiques sans organe compétent. [1] [source]

Suppression des CESER : la dépense suit la fonction
Avis actuelsrecenser volume et coût par région
Fonction conservéechoisir le mécanisme de consultation
Moyens supprimésindemnités / support réellement éteints
Coûts recrééspanels, auditions, contrats ou plateformes

Remplacer l’assemblée permanente par des consultations ciblées

La suppression doit être accompagnée d’un modèle alternatif : panels temporaires, auditions publiques, consultation des organisations professionnelles, jury citoyen ou plateforme de contributions selon la question. L’idée est de financer la consultation lorsqu’elle est nécessaire, plutôt qu’entretenir une assemblée permanente si son usage n’est pas démontré. [1][3]

Auditer 75 millions région par région

Les 75 millions d’euros supposent un inventaire consolidé par région : indemnités, personnel mis à disposition, locaux, déplacements, études, communication et fonctions support. Les coûts mutualisés dans les hôtels de région ne doivent pas être artificiellement attribués au CESER. Les consultations de remplacement doivent être déduites du gain. [2][3]

Économie nette récurrente = coûts réellement supprimés − coûts recréés − charges transférées − coût annuel résiduel Le coût de transition de l’année 1 est publié séparément.

Empêcher la reconstitution de comités équivalents

Une région qui supprimerait son CESER puis recréerait une multitude de comités ad hoc sans plafond perdrait le bénéfice de la réforme. Un budget annuel de consultation plafonné, une liste publique des instances temporaires et une date automatique d’extinction constituent des garde-fous plus solides. [1]

Ce qu’il faut démontrer avant de retenir la cible de 75 millions d’euros par an

1.13 — Suppression des 13 conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux : comparaison visuelle du point de départ et de la cible
Repère visuel — Suppression des 13 conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux. Les nombres et règles sont détaillés et sourcés dans le chapitre.

Treize CESER ciblés : il faut sortir de la moyenne nationale

Les CESER sont institués par le droit des collectivités territoriales comme organes consultatifs associés aux régions. [1] La mesure vise treize conseils ; La méthode retient donc nommer précisément les régions concernées et ne pas laisser entendre qu’un montant national moyen décrit toutes les situations. Les budgets, effectifs, indemnités, locaux et méthodes de consultation peuvent varier. La première annexe doit être un tableau région par région avec les dépenses exécutées, les moyens humains et les saisines réalisées, puis une colonne indiquant ce qui serait supprimé ou remplacé. [source]

La suppression d’un CESER ne supprime pas le besoin politique de consulter acteurs économiques, sociaux, environnementaux ou associatifs. Elle oblige à choisir un autre mécanisme : consultations publiques ad hoc, commissions temporaires du conseil régional, panels citoyens, auditions ou plateformes participatives. Chacun a un coût, une représentativité et une capacité d’expertise différents. Le gain net doit donc retrancher le coût du dispositif de remplacement au lieu d’assimiler la dotation actuelle à une économie intégrale. Les textes sur les moyens et indemnités fournissent la base juridique à examiner. [2] [source]

Le critère de réussite doit porter sur la qualité du conseil fourni à la région. Avant la réforme, il faut recenser le nombre d’avis, les délais, leur usage par l’assemblée régionale et les coûts. Après la réforme, les mêmes sujets doivent être suivis : diversité des personnes consultées, temps d’instruction, publicité des contributions et impact sur la décision. Cette approche permet de distinguer une structure devenue trop lourde d’une fonction consultative qui reste utile. Elle évite aussi de compter comme économie une consultation qui serait simplement externalisée à des cabinets privés.

Treize régions, treize calculs séparés

Une réforme des CESER sera fragile tant qu’elle repose sur une moyenne nationale. Chaque région doit disposer de sa propre fiche de départ : budget exécuté, nombre de membres, effectifs permanents, locaux, indemnités, nombre d’avis, sujets traités et délais. Ces données permettent de voir si certains conseils ont une activité intense, si d’autres sont peu sollicités et surtout quelle part du coût est réellement supprimable. La décision politique peut rester nationale, mais son chiffrage doit être territorial. Une annexe consolidée peut ensuite additionner uniquement les lignes comparables et signaler les données manquantes au lieu de les remplacer par une estimation silencieuse.

Le remplacement de la consultation mérite le même niveau de précision. Une région peut choisir des auditions au cas par cas, des panels citoyens ou des commissions temporaires ; ces solutions ne mobilisent pas les mêmes acteurs et ne garantissent pas le même suivi. Le rapport d’évaluation devrait comparer coût, diversité des participants, publicité des contributions et usage effectif par le conseil régional. Si la suppression du CESER conduit à multiplier les études privées, leur coût doit être rattaché à la réforme. À l’inverse, si une région parvient à obtenir une expertise comparable avec des dispositifs ponctuels beaucoup plus légers, cette différence constitue alors une économie crédible et documentable.

Après les CESER : organiser la consultation régionale autrement

La suppression des CESER doit répondre à une question simple : quelles consultations régionales restent légalement ou politiquement nécessaires et comment seront-elles produites demain ? La réforme devrait inventorier les avis récurrents, les travaux d’évaluation, les saisines facultatives et les contributions de représentants économiques, sociaux et environnementaux. Certains peuvent disparaître, d’autres être intégrés aux procédures du conseil régional ou confiés à des panels temporaires. L’objectif n’est pas de recréer un CESER sous un nouveau nom, mais d’identifier les besoins réels de consultation et de choisir pour chacun l’outil le moins permanent compatible avec la qualité de la décision.

Le chiffrage doit être régionalisé. Les coûts, personnels, locaux et conventions ne sont pas nécessairement identiques d’une région à l’autre. Une estimation nationale devrait donc être construite à partir d’une matrice région par région : dépenses exécutées, personnels propres ou mis à disposition, immobilier, prestations et engagements de transition. La réussite de la suppression peut être testée deux ans plus tard en comparant non seulement la dépense, mais aussi le nombre de consultations produites, leurs délais et le coût des dispositifs qui les ont remplacées.

Conclusion de la mesure 1.13. La cible historique de 75 millions d’euros par an reste un objectif à auditer. La réforme ne doit être créditée que de l’économie nette réellement constatée après transition, charges transférées et éventuels coûts recréés. La décision politique peut être tranchée avant que tous les montants soient connus ; le site, lui, ne doit jamais présenter une hypothèse comme un compte exécuté.
Ouvrir l’annexe technique : données à exiger avant de valider le chiffrage

Comment juger la réforme dans les faits

Les CESER sont liés aux régions et leur suppression ne peut être jugée uniquement par addition de dotations. Il faut savoir quelles fonctions de consultation sont réellement supprimées, lesquelles doivent être conservées et comment les régions recueilleront l'avis des acteurs économiques, sociaux et environnementaux. L'indicateur central est donc le coût net d'une consultation régionale refondue.

Le suivi doit être régionalisé : indemnités et moyens des CESER, personnels redéployés, nouvelles consultations, délais et participation. Une région qui recrée plusieurs commissions ad hoc coûteuses peut annuler le gain annoncé. À l'inverse, des consultations ponctuelles ouvertes et documentées peuvent réduire les charges permanentes tout en élargissant le cercle des contributions.

La disparition d'une assemblée consultative régionale impose enfin de vérifier qui continuera à porter les avis de la société civile organisée. Le suivi doit comparer non seulement le coût, mais aussi la diversité des contributeurs, la fréquence des consultations et l'utilisation réelle des avis. Une consultation moins permanente mais plus ouverte peut être un progrès ; une consultation devenue purement formelle ou captée par quelques interlocuteurs récurrents serait au contraire une régression institutionnelle.

Indicateurs publics spécifiques à la mesure 1.13
IndicateurCe qu’il permet de vérifierUnité / lecture
Dépense CESER suppriméeIndemnités, fonctionnement et soutien réellement cesséseuros/an
Personnel redéployéAgents conservés ou transférésETP
Consultations de remplacementCoût des dispositifs ponctuels ou numériques crééseuros/an
ParticipationNombre d’organisations et citoyens contributeursparticipants/an
Délai des avisTemps nécessaire pour obtenir une contribution exploitablejours

Un bilan comparatif publié deux ans après la réforme devra enfin montrer si la participation s’est élargie ou simplement déplacée vers d’autres instances.

Plans A / B / C — voie principale, repli et minimum exécutable

Les trois scénarios ci-dessous ne sont pas trois slogans : chacun fixe une voie juridiquement et opérationnellement distincte, avec un rendement recalculé selon ce qui est réellement adopté.

Plan A — voie principale

Modifier le CGCT pour supprimer les CESER et remplacer les avis obligatoires ou prévus par des procédures de consultation ciblées, temporaires et transparentes. Chaque région établit avant extinction la liste des avis, missions, contrats, personnels et moyens concernés. La loi désigne, pour chaque procédure qui subsiste, l’autorité ou le mécanisme de remplacement afin d’éviter tout vide juridique. Les nouvelles consultations ne doivent pas recréer une assemblée permanente sous un autre nom. Le chiffrage est conduit région par région : indemnités, fonctionnement et fonctions support supprimés, moins coût des consultations, secrétariats ou expertises conservés.

Plan B — repli exécutable

Si la suppression générale rencontre une opposition trop forte, transformer les CESER en structures beaucoup plus légères : effectifs réduits, mandats temporaires, recours accru à des panels ou consultations ad hoc et mutualisation administrative avec les régions. La loi adapte les missions et fixe un plafond de moyens. Les économies sont mesurées par rapport aux dépenses régionales réelles, pas par une moyenne nationale. Ce scénario garde une capacité de dialogue organisé tout en réduisant le caractère permanent et les coûts fixes de l’institution.

Plan C — minimum ou statu quo contrôlé

Si ni suppression ni transformation législative n’aboutissent, conserver les CESER mais publier pour chacun un tableau homogène : budget, effectifs, indemnités, nombre d’avis, délais, suites données et coût complet des consultations. Les régions s’engagent sur la mutualisation de fonctions support et l’évaluation périodique de chaque mission. Aucun gain de suppression n’est compté. Ce plan minimal crée la comparabilité qui manque aujourd’hui et fournit une base objective pour une réforme ultérieure. La publication doit aussi distinguer le coût de la consultation permanente de celui de consultations ponctuelles, afin que le débat futur porte sur des services réellement comparables.

Approfondissement : remplacer les CESER par une consultation régionale à la demande

La consultation territoriale doit devenir un service, pas une institution automatique

La suppression des treize conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux suppose de conserver la possibilité pour un territoire de consulter entreprises, syndicats, associations, chercheurs ou citoyens lorsqu’un dossier le nécessite. La différence proposée tient au caractère non permanent : une consultation naît d’une question précise, réunit les compétences utiles, remet un avis daté puis s’achève. Les membres ne constituent plus une assemblée installée indépendamment du volume réel de sujets à traiter.

Définir un coût par mission

Le coût d’une consultation peut être écrit Cm = P + E + L + A. Cm est le coût complet de la mission, P les frais de participation, E l’expertise, L la logistique et A l’appui administratif. Le symbole + signifie « additionner ». Cette méthode permet de comparer une dépense ponctuelle à la structure permanente qu’elle remplace et d’éviter qu’un dispositif temporaire devienne progressivement un nouvel organisme fixe.

Organiser une sélection pluraliste

Pour chaque mission, les catégories à représenter doivent être définies à partir du sujet. Une consultation sur la formation professionnelle ne mobilise pas nécessairement les mêmes profils qu’une consultation sur l’eau ou les mobilités. Les règles de désignation, les déclarations d’intérêts et la durée de participation doivent être publiques. Les contributions divergentes doivent apparaître dans le rapport final au lieu d’être diluées dans une synthèse consensuelle.

Rattacher la consultation au décideur responsable

Un avis n’a de valeur que si l’autorité qui décide répond. Chaque mission doit donc être commandée par une collectivité ou un ensemble de collectivités clairement identifiées, avec une question précise et une date de réponse. Le décideur explique ensuite ce qu’il retient, ce qu’il écarte et pourquoi. Cette obligation de réponse peut rendre la consultation plus utile qu’une accumulation d’avis permanents dont le suivi est difficile à mesurer.

Comparer coût, usage et influence

Le tableau annuel doit publier le nombre de consultations, leur coût, le délai moyen, le nombre de participants, le taux de réponses des exécutifs et les suites données. Il faut aussi surveiller les dépenses de prestataires privés : supprimer les CESER pour acheter ensuite davantage de conseil externe ne constituerait pas nécessairement une économie. Le modèle est validé si l’expertise reste disponible avec moins de structure permanente et une traçabilité plus forte de son utilisation.

Analyse opérationnelle : Traiter les CESER avec la réforme régionale, pas à côté

L’article L.4134-1 du Code général des collectivités territoriales définit le conseil économique, social et environnemental régional comme une assemblée consultative auprès du conseil régional et de son président.

Interprétation / proposition Delta-Sierra : Le point décisif pour la suppression des treize CESER est de simplifier la consultation régionale sans perdre les avis obligatoires ou l’expertise locale utile. Les CESER sont inscrits dans le Code général des collectivités territoriales ; leur devenir doit être coordonné avec celui des régions et des compétences régionales.

Identifier les avis obligatoires avant toute suppression

Sur le terrain, il faut distinguer les avis juridiquement requis, les travaux auto-saisis et les consultations ponctuelles, puis choisir entre suppression, transfert ou consultation ouverte.

Une suppression simultanée des régions et des CESER peut créer des doublons de réforme si l’on compte deux fois les mêmes fonctions support ou locaux.

Une consultation numérique ou ad hoc peut être moins coûteuse, mais elle doit offrir une méthode de sélection et de représentation suffisamment transparente.

Comparer le coût des consultations de remplacement

L’économie doit retrancher le coût des nouvelles consultations et des personnels éventuellement transférés ; les seuls crédits CESER ne suffisent pas à calculer le net.

Le registre doit suivre les dépenses par CESER, le nombre d’avis, les saisines obligatoires, les personnels et le coût du mécanisme de remplacement.

DimensionQuestion à documenter
Mise en œuvreIl faut distinguer les avis juridiquement requis, les travaux auto-saisis et les consultations ponctuelles, puis choisir entre suppression, transfert ou consultation ouverte.
FinancesL’économie doit retrancher le coût des nouvelles consultations et des personnels éventuellement transférés ; les seuls crédits CESER ne suffisent pas à calculer le net.
ÉvaluationLe registre doit suivre les dépenses par CESER, le nombre d’avis, les saisines obligatoires, les personnels et le coût du mécanisme de remplacement.

Décision de fond — Une consultation numérique ou ad hoc peut être moins coûteuse, mais elle doit offrir une méthode de sélection et de représentation suffisamment transparente.

Contrôle après entrée en vigueur — Le registre doit suivre les dépenses par CESER, le nombre d’avis, les saisines obligatoires, les personnels et le coût du mécanisme de remplacement.

Scénario de repli — Une suppression simultanée des régions et des CESER peut créer des doublons de réforme si l’on compte deux fois les mêmes fonctions support ou locaux.

Notes et sources

  1. CGCT, article L.4134-1 — CESER.
  2. CGCT — indemnités et moyens des CESER.
  3. DGCL — Les collectivités locales en chiffres 2026.

En clair — ce que change la mesure

Cette mesure se lit en trois questions simples : quel problème concret « Mesure 1.13 — Supprimer les treize CESER et refondre la consultation régionale » cherche-t-elle à corriger, quelle règle ou organisation doit changer, et comment vérifier ensuite que le résultat annoncé est réellement obtenu ?

Le lecteur doit distinguer l’objectif politique du mécanisme d’exécution : une réforme peut être pertinente dans son intention tout en nécessitant un calendrier, des responsables et des garde-fous précis pour produire l’effet attendu.